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Examen de traduction au Japon

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gigoutou
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MessagePosté le: 11 Avr 2014 12:05    Sujet du message: Examen de traduction au Japon

 Ce message n'a pas encore été noté.
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Bonjour à tous,

Voilà, j'explique ma situation : ça fait environ 1 an et demi que je vis au Japon maintenant (après avoir été diplômé à l'Inalco), que je fais plusieurs petits boulots (prof de français, serveur dans un hôtel entre autre) et j'aurais aimé changer en faisant de la traduction. J'ai vu qu'il y avait un examen :
http://tqe.jp/outline/outline.html

Comme vous pouvez le voir, Il est possible de choisir le français, et il se trouve que les inscriptions sont jusqu'au 28 mai, j'ai donc encore le temps pour me décider. Tout d'abord, est ce que vous pensez que cet examen est reconnu quelque part ? L'un d'entre vous en a déjà entendu parler ?
J'ai vraiment l'impression que pour les autres langues que l'anglais, il a l'air un peu léger étant donné qu'on a le choix qu'entre deux thèmes (ビジネス・一般 et 科学技術 qui m'ont l'air assez vagues en plus...)
Sinon, connaissez vous un autre examen de traduction pour le français ?

Pour info, j'ai eu le jlpt 1 en juillet 2013. Mais maintenant, entre le jlpt et la traduction, il y a tout un monde selon moi. Je continue à lire en japonais (romans, mangas...) mais je sens que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre.

Voilà, si jamais vous avez des conseils ou recommandations, n'hésitez pas ! Smile
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Kazama
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MessagePosté le: 13 Avr 2014 13:11    Sujet du message: Re: Examen de traduction au Japon

 Note du Post : 4.66   Nombre d'avis : 3
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gigoutou a écrit:
Tout d'abord, est ce que vous pensez que cet examen est reconnu quelque part ? L'un d'entre vous en a déjà entendu parler ?

Je suis allé voir le site, mais je ne me souviens pas d'avoir entendu parler ni de l'examen comme tel, ni de la société qui le régit. En parcourant un peu le site, j'ai l'impression (sans fondement concret, j'admets) que c'est, en partie une façon pour la société-mère de se trouver du talent au frais des applicants.

Citation:
Sinon, connaissez vous un autre examen de traduction pour le français ?

Même si je travaille maintenant comme traducteur, je n'ai jamais vraiment recherché les examens, alors je n'en connais pas de reconnu ni pour le japonais vers le français ni, ou ni même vers d'autres langues.

D'après ce que je peux voir, dans le monde de la traduction, la majorité des certifications qui ont une certaine valeur proviennent d'associations de traducteurs reconnue, et la façon d'obtenir la certification varie d'une association à l'autre.

Moi je suis tombé sur la perle rare -- un poste de traducteur dans une entreprise -- mais c'est pour l'anglais dans 99,9% des cas (ironiquement, j'ai un très rare cas de traduction vers le français à faire cette semaine). Mais au Japon, la demande pour la traduction vers le français est plutôt faible, et les postes disponibles risquent d'être difficiles à trouver et surtout à obtenir pour quelqu'un sans expérience.

Citation:
Pour info, j'ai eu le jlpt 1 en juillet 2013. Mais maintenant, entre le jlpt et la traduction, il y a tout un monde selon moi. Je continue à lire en japonais (romans, mangas...) mais je sens que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre.

Tu as raison. Même si la connaissance d'au moins deux langues en est à la base, la traduction exige aussi beaucoup d'autres compétences, la première étant une excellente compétence en rédaction dans sa langue maternelle.

Citation:
Voilà, si jamais vous avez des conseils ou recommandations, n'hésitez pas ! Smile

Au Japon, il ne semble pas y avoir beaucoup de demande pour la traduction vers le français. Par ailleurs la traduction est un domaine où il y a très peu de postes en entreprise, et ceux qui existent sont très difficiles à trouver et à décrocher, surtout pour les personnes sans expérience. La grande majorité des traducteurs professionnels sont des travailleurs autonomes. Ça donne une chance à n'importe qui de se lancer dans le domaine, mais trouver des clients au début, ce n'est pas du tout évident.

Si tu cherches sérieusement à te lancer, je te recommanderais tout d'abord de lire la revue 翻訳事典 comme point de départ. Elle contient des renseignements sur le marché japonais, ainsi qu'une liste d'agences de traduction.

Pour la traduction en général, les deux sites suivants pourraient être utiles (je donne le lien vers les versions françaises, mais si tu lis l'anglais, il y a probablement beaucoup plus de renseignements dans cette langue):

http://fra.proz.com/
http://www.translatorscafe.com/cafe/FR/Default.asp?Logout&131303

C'est tout ce qui me viens à l'esprit pour le moment, en espérant que ça aide un peu.
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Dernière édition par Kazama le 15 Avr 2014 13:44; édité 1 fois
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gigoutou
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MessagePosté le: 13 Avr 2014 13:49    Sujet du message:

 Note du Post : 1.5   Nombre d'avis : 2
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Merci beaucoup pour ta longue réponse documentée Kazama, je n'en demandais pas mieux !

Tout comme toi, j'ai vraiment l'impression que ça ressemble légèrement à un attrape couillon, le fait d'être reçu te donnes le droit de t'inscrire sur leur site en tant que traducteur, j'ai pas trop l'impression que ce soit reconnu ailleurs. Evidemment, ça reste toujours un petit quelque chose sur le cv mais j'ai pas trop envie de débourser 16 000 yen pour rien quoi. Enfin, je vais quand même le tenter, mes parents sont prêts à me le payer, ça me servira d'expérience au pire...

J'ai bien conscience que la demande pour le français est très faible, mais mon niveau d'anglais ne me permettrait pas de faire de la traduction. Mais toi, tu es natif dans la langue ? Parce que ça me parait impossible de faire de la traduction vers autre chose que sa langue maternelle.

Sinon oui, je ne cherche pas un emploi à temps plein. Bien sûr, si on me propose un job avec un minimum de 250 000 yen par mois + Bonus, ça me ferait réfléchir. Mais déjà, si je pouvais trouver un petit quelque chose en tant que Freelance avec des demandes de traduction de temps à autre pour arrondir les fins de mois, je serais déjà très content.

Par ailleurs, j'ai posé ma candidature pour faire traducteur en tant que Freelance chez square enix, mais leur examen test était beaucoup trop difficile. En gros, ils te téléphonent, t'envoies un mail juste après avec plusieurs textes à traduire et tu n'as qu'une heure devant toi.
Les textes sont variés (un qui portait sur une conversation entre deux samurais, un autre sur l'anatomie du lion puis le reste, c'était des mots à traduire, par exemple des noms de quètes de jeux d'rpg), et pour le coup, je pense qu'il est de toute façon impossible de tout finir à temps, ils veulent surtout savoir ce que tu sais faire dans un temps limité. J'ai ainsi pu réaliser rapidement que j'étais assez loin du compte, d'où mon idée de renforcer ma compréhension de textes en lisant des romans d'aventure par exemple.

Je vais aller sur les sites que tu donnes, c'est vraiment sympa à toi ! Smile
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Edo
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MessagePosté le: 13 Avr 2014 14:56    Sujet du message:

 Note du Post : 2   Nombre d'avis : 1
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C'est intéressant ce que tu dis Gigoutou sur ton "expérience" avec SE. Si tu as d'autres anecdotes sur le sujet, ou plus de détails à donner, n'hésite pas, je suis sûr que ça en intéressera certains.
Mais effectivement, le test effectué ne demande certainement pas de tout terminer. Mais je suppose que c'était un test préliminaire, non? En gros, il devait y avoir un entretien à la clé, je me trompe? Parce que sinon, il suffit de faire appel à un ami, et à 2, tu boucles l'exercice sans problème. Les Japonais font pareil avec les Web test pour intégrer des entreprises, mais c'est justement parce que de toute façon, tu as des entretiens derrière qui représentent le plus gros de la difficulté.


Par contre, j'ai du mal à suivre ton raisonnement sur le côté "attrape-couillons" de la société de traduction dont tu parles, vu que tu souhaites finalement tenter ta chance. Si tu veux mon avis, renseigne toi un peu plus sur eux, éventuellement contacte les pour savoir ce qu'ils pourront réellement t'apporter, s'ils ont des statistiques concernant leurs traducteurs (salaire moyen notamment), etc... 16 000Y, c'est quand même pas une somme que tu avances pour "voir ce que ça donne" je trouve.

Sinon, le salaire à 250 000Y par mois, même si c'est un exemple que tu cites, faut pas trop compter dessus ^^. Le Shinsotsu, déjà, ça va difficilement au-dessus de 220 000, et on parle là de grosses entreprises.


Pour terminer, je donne juste mon avis sur la traduction dans une autre langue : je pense que tout dépend du travail demandé. Si on attend de toi que tu traduises vite et fidèlement, en soi c'est pas grave si ton anglais manque parfois de naturel. Et c'est bien le seul problème quand tu traduis dans une autre langue pour laquelle tu n'es "que" très bon. En théorie, tu n'es pas supposé passer des heures pour chercher du vocabulaire ni pour construire tes phrases, c'est juste que par moment, certaines expressions manqueront de naturel. Mais au fond ce n'est pas important. Et si tu peux "rassurer" ton employeur avec un niveau en japonais parfait, comme c'est le cas de Kazama, je pense qu'il y a des cas où ça peut faire la différence.

D'ailleurs, n'oublions pas qu'en tant qu'étranger, tu pars avec un avantage énorme pour faire croire que tu parles parfaitement l'anglais. Donc si ton niveau en japonais est parfait, comme c'est dans cette langue qu'aura lieu l'entretien, tu pourras facilement bluffer le type en face.
Si tu veux être traducteur en entreprise, pour moi la priorité, paradoxalement, sera d'avoir un niveau irréprochable à l'oral, en japonais. Car si le type en face est bluffé par ton niveau de japonais à l'oral, il partira du principe que tu n'auras aucun problème à l'écrit non plus (le JLPT 1 étant là pour prouver que tu connais tes kanji), et évidemment que tu parles aussi bien anglais, car... "impossible qu'un étranger parle mieux japonais qu'anglais".

Ceci étant dit, je ne connais pas le niveau en anglais de Kazama, mais à condition de se donner un peu de mal, je ne vois pas pourquoi il serait impossible de maîtriser suffisamment une 3e langue pour traduire dans ce sens. Surtout quand c'est une langue aussi simple que l'anglais. Pour l'interprétariat, ce serait autre chose, mais la traduction ça me semble carrément faisable.
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gigoutou
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MessagePosté le: 13 Avr 2014 15:28    Sujet du message:

 Note du Post : 2   Nombre d'avis : 1
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Merci pour ton post Edo (j'ai vu le sujet que tu as ouvert mais je ne peux pas t'aider malheureusement :S).

Pour revenir à mon anecdote avec SE, j'ai oublié de préciser qu'il y avait déjà une pré-selection avant le test que j'ai réalisé. En gros, ils demandaient de rédiger une petite histoire en Français où on incarnait un personnage de Square Enix. Il fallait que l'histoire se passe au Japon. Je sais pas s'ils ont réellement lu ce que j'avais fait, mais ils m'ont recontacté pour passer ce test par la suite. De mémoire, ils ont effectivement parler d'un entretien, mais au téléphone. Logique, vu que c'est un travail à faire chez soi, j'imagine qu'ils sont amenés à appeler directement au téléphone en plus des mails pour faire le point ou autre chose... ^^

Comme tu le dis, c'était possible de le faire à 2. Moi, j'avais ma femme japonaise à côté, elle a pu m'aider sur certains trucs mais ce qu'ils demandaient était trop précis, trop "vicieux". L'anatomie du lion, avec tous les mots techniques qui s'y rapportent, c'était vraiment pas évident. S'il y a des gens intéressés, je peux leur donner le test via mp, même s'ils m'avaient demander de l'effacer de mon ordinateur, hi ho. J'ai rien signé de toute façon... ^^

Concernant l'examen que j'aimerais passer, je me dis juste que ça coûte rien d'essayer quoi... Si c'est moi qui devait payer, j'aurais eu un avis différent, mais vu que mes parents sont prêts à le faire... Ca fait un peu enfant gâté, je le conçois, mais qui ne tente rien n'a rien après !
Mais je vais me renseigner un maximum avant dans tous les cas, notamment en demandant à une japonaise qui est gérante d'une école de langue et qui m'a l'air d'en savoir un peu sur le monde de la traduction.

Mon japonais à l'oral ? Je pense avoir acquéris un bon niveau maintenant. Le fait d'avoir exercé ce petit boulot à l'hotel pendant plus d'un an m'a été utile je pense. Je n'ai aucune difficulté à comprendre les ordres que l'on me donne ou à utiliser des keigo avec les clients par exemple. Il faudrait que je m'entraîne à parler au téléphone par contre, même si je comprends ce qu'on me dit, j'ai parfois du mal à savoir comment réagir, je manque de pratique. C'est un exercice à part ^^

Mon anglais est effectivement loin d'être mauvais, j'ai passé le Toeic pour voir l'année dernière et j'ai eu un encourageant 840 sans avoir à beaucoup le préparer. Bon évidemment, entre le Toeic et la traduction...
Disons qu'après, comme tu le dis, ça dépend ce qu'on te demande. Si c'est le fait de traduire les points importants d'un mail, pas de problème. Mais si c'est disons quelque chose de plus pointu, c'est mort. Et j'impressionnerai pas grand monde avec mon niveau catastrophique à l'oral ^^

Sinon, vous pensez qu'en m'inscrivant dans une boite d'intérim, il pourrait y avoir des opportunités ? j'y ai pensé au début puis j'ai abandonné l'idée, pensant que ça ne donnerait rien...
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eve
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MessagePosté le: 13 Avr 2014 15:50    Sujet du message:

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Moi non plus je n'ai pas entendu parler de ce test, et je suis traductrice professionnelle.

Edo a écrit:
Mais effectivement, le test effectué ne demande certainement pas de tout terminer. Mais je suppose que c'était un test préliminaire, non? En gros, il devait y avoir un entretien à la clé, je me trompe? Parce que sinon, il suffit de faire appel à un ami, et à 2, tu boucles l'exercice sans problème. Les Japonais font pareil avec les Web test pour intégrer des entreprises, mais c'est justement parce que de toute façon, tu as des entretiens derrière qui représentent le plus gros de la difficulté.

Oui, enfin c'est complètement malhonnête ça ! Shocked
En France comme au Japon, ce genre de tricherie peut valoir un licenciement, et mentir sur ses qualifs pour certaines professions strictes peut même entraîner des poursuites.

Citation:
D'ailleurs, n'oublions pas qu'en tant qu'étranger, tu pars avec un avantage énorme pour faire croire que tu parles parfaitement l'anglais. Donc si ton niveau en japonais est parfait, comme c'est dans cette langue qu'aura lieu l'entretien, tu pourras facilement bluffer le type en face.

C'est malhonnête là aussi...
La plupart des entreprises sérieuses prennent la peine de vérifier le niveau des candidats qu'ils engagent pour cette langue. Et puis être bon à l'oral en japonais ne veut pas dire qu'on sera bon dans toutes les autres langues.


Citation:
Ceci étant dit, je ne connais pas le niveau en anglais de Kazama, mais à condition de se donner un peu de mal, je ne vois pas pourquoi il serait impossible de maîtriser suffisamment une 3e langue pour traduire dans ce sens. Surtout quand c'est une langue aussi simple que l'anglais. Pour l'interprétariat, ce serait autre chose, mais la traduction ça me semble carrément faisable.

Traduire vers une langue autre que sa langue maternelle est bien plus contraignant et demande une gymnastique intellectuelle qu'on n'imagine pas forcément.
Dans tous les cas, pour du texte "professionnel" (littérature etc.) destiné au public, en principe on doit toujours traduire uniquement vers sa langue maternelle. Maintenant, il y a aussi des entreprises qui utilisent des non natifs pour de la communication interne, des documentations etc.

Gigoutou, le principal problème que tu auras en faisant ça sera sans doute d'avoir un statut qui permette cette activité... à moins que tu n'aies le visa d'époux.
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gigoutou
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MessagePosté le: 13 Avr 2014 16:11    Sujet du message:

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eve a écrit:
Moi non plus je n'ai pas entendu parler de ce test, et je suis traductrice professionnelle.

Edo a écrit:
Mais effectivement, le test effectué ne demande certainement pas de tout terminer. Mais je suppose que c'était un test préliminaire, non? En gros, il devait y avoir un entretien à la clé, je me trompe? Parce que sinon, il suffit de faire appel à un ami, et à 2, tu boucles l'exercice sans problème. Les Japonais font pareil avec les Web test pour intégrer des entreprises, mais c'est justement parce que de toute façon, tu as des entretiens derrière qui représentent le plus gros de la difficulté.

Oui, enfin c'est complètement malhonnête ça ! Shocked
En France comme au Japon, ce genre de tricherie peut valoir un licenciement, et mentir sur ses qualifs pour certaines professions strictes peut même entraîner des poursuites.

Citation:
D'ailleurs, n'oublions pas qu'en tant qu'étranger, tu pars avec un avantage énorme pour faire croire que tu parles parfaitement l'anglais. Donc si ton niveau en japonais est parfait, comme c'est dans cette langue qu'aura lieu l'entretien, tu pourras facilement bluffer le type en face.

C'est malhonnête là aussi...
La plupart des entreprises sérieuses prennent la peine de vérifier le niveau des candidats qu'ils engagent pour cette langue. Et puis être bon à l'oral en japonais ne veut pas dire qu'on sera bon dans toutes les autres langues.


Citation:
Ceci étant dit, je ne connais pas le niveau en anglais de Kazama, mais à condition de se donner un peu de mal, je ne vois pas pourquoi il serait impossible de maîtriser suffisamment une 3e langue pour traduire dans ce sens. Surtout quand c'est une langue aussi simple que l'anglais. Pour l'interprétariat, ce serait autre chose, mais la traduction ça me semble carrément faisable.

Traduire vers une langue autre que sa langue maternelle est bien plus contraignant et demande une gymnastique intellectuelle qu'on n'imagine pas forcément.
Dans tous les cas, pour du texte "professionnel" (littérature etc.) destiné au public, en principe on doit toujours traduire uniquement vers sa langue maternelle. Maintenant, il y a aussi des entreprises qui utilisent des non natifs pour de la communication interne, des documentations etc.

Gigoutou, le principal problème que tu auras en faisant ça sera sans doute d'avoir un statut qui permette cette activité... à moins que tu n'aies le visa d'époux.


D'accord avec Eve là dessus, ça me semble aussi très contraignant de traduire vers autre chose que sa langue maternelle. Disons que ça demanderait du temps supplémentaire et puis même si un anglais "pas naturel" n'est pas toujours contraignant dans certains cas, il faut un minimum. Moi en tout cas, il faudrait que je rebosse ma grammaire à fond déjà si je veux espérer traduire vers l'anglais un jour...

Je pensais que c'était évident, mais j'ai effectivement un visa époux depuis l'année dernière. Sinon, c'est sûr que ça aurait été compliqué voir impossible pour moi...
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Edo
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MessagePosté le: 14 Avr 2014 20:23    Sujet du message:

 Ce message n'a pas encore été noté.
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eve a écrit:

Oui, enfin c'est complètement malhonnête ça ! Shocked
En France comme au Japon, ce genre de tricherie peut valoir un licenciement, et mentir sur ses qualifs pour certaines professions strictes peut même entraîner des poursuites.


J'avais la même réaction, et au final je ne l'ai jamais fait (bon, je n'en ai passé que 2 en même temps), mais quand j'en ai parlé à mes amis japonais, beaucoup m'ont naturellement demandé "ben pourquoi tu demandes pas à des potes de venir le faire avec toi?", et d'autres m'ont carrément affirmé qu'ils l'avaient eux-mêmes fait comme ça.

Pour ce qui est du Web test, je mets au défi l'employeur de réussir à prouver que son nouvel employé a triché. Déjà, les questions sont à 80% inutiles. A tel point que beaucoup de futurs diplômés se retrouvent à les préparer pour maximiser leurs chances. Ce n'est pas quelque chose qu'on acquiert naturellement. Et évidemment, ça n'a pas de lien avec le travail, puisque c'est commun pour toutes les spécialités.
Après, je ne dis pas qu'il faut le faire (encore une fois, moi-même je ne l'ai pas fait), mais il faut être conscient que beaucoup de Japonais le font.

Citation:
C'est malhonnête là aussi...
La plupart des entreprises sérieuses prennent la peine de vérifier le niveau des candidats qu'ils engagent pour cette langue. Et puis être bon à l'oral en japonais ne veut pas dire qu'on sera bon dans toutes les autres langues.


Je ne dis pas non plus qu'il faut faire croire qu'on est bilingue alors qu'on a un niveau pourri. Je dis juste qu'il y a des situations où il n'est pas nécessaire d'avoir un niveau véritablement bilingue pour faire de la traduction (par exemple si c'est pour de la communication inter-entreprises), et profiter du fait qu'on bénéficie d'à-priori positifs n'est pas une si mauvaise idée. Encore une fois, je ne parle pas d'aller récupérer un job pour lequel on n'est pas prêt. Je parle d'aller récupérer un job pour lequel on ne nous aurait même pas donné notre chance juste à cause de notre nationalité (situation hyper fréquente).

Après, tout ça n'est qu'un constat de mon expérience personnelle en entretien. J'y suis allé tranquillement sans rien inventer, et j'ai remarqué que mon score au TOEIC ainsi que mon "visage" ont suffi à les convaincre du fait que je pourrais travailler avec des entreprises anglophones (en plus des francophones, qui devraient constituer l'essentiel de mon travail). Je m'en sens parfaitement capable, mais je n'avais absolument rien pour le prouver (le TOEIC ne valant pas grand chose en réalité). Donc avec du recul, je me dis que c'est une piste à jouer pour ceux qui ont un bon niveau en anglais.

J'aimerais également préciser, pour répondre de manière globale, que tout le monde ment en entretien. C'est juste inévitable. Quelle que soit l'entreprise pour laquelle tu postules, tu diras que c'est ton premier choix, même si c'est faux. Parce que tu sais pertinemment que si tu avoues que tu n'es pas à ce point intéressé, tu vas partir désavantagé (sauf exceptions, mais il vaut mieux ne pas parier dessus). L'idée dans un entretien, c'est de montrer le meilleur de soi-même. Quand on te demande tes défauts, tu ne vas pas dire que tu es associal ou que tu n'aimes pas travailler, même si c'est le cas. Dans ces conditions, dire que tu es "bilingue" alors que tu es juste "très bon", par exemple, je trouve que ça n'a rien de choquant... Et tout le monde le fait de toute façon (dans un CV, pour avoir le niveau réel de quelqu'un en langues, il faut toujours regarder un niveau en dessous). Donc là encore, il faut en être conscient. Et encore une fois, je ne l'ai pas fait.

Ensuite, la traduction dans une autre langue, je ne parlais évidemment pas de traduction littéraire (encore que ça me paraît possible avec une expérience conséquente), mais bien de traduction en entreprise, par exemple au sein même de l'entreprise, ou bien pour contacter des entreprises étrangères.

Enfin, pour ce qui est du "être bon à l'oral en japonais ne signifie pas qu'on le sera dans toutes les langues", on est on ne peut plus d'accord. Mais les Japonais ont généralement du mal à concevoir qu'on puisse mieux maîtriser leur langue que l'anglais (surtout quand on est blanc), donc le capital confiance est bien plus important quand on affirme bien parler anglais. Je ne dis pas de tricher là-dessus, mais ça nous fait au moins un avantage par rapport aux Japonais (et globalement, on est quand même pas avantagé), donc autant se renseigner sur les "arguments" qui auront le plus de poids pour se donner un maximum de chances.


Sinon, Gigou, assez d'accord avec toi concernant le téléphone, j'ai également tendance à trouver ça plus compliqué. La qualité moyenne du son et le fait de ne pas avoir la personne en face ne simplifie pas les choses, loin de là.

En tout cas, n'hésite pas à repasser le TOEIC si tu en as l'occasion, c'est pas bien difficile, et ça impressionne beaucoup au Japon. Déjà, avec 840 tu as de quoi marquer les esprits (pas comme en France).
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Kazama
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MessagePosté le: 15 Avr 2014 15:47    Sujet du message:

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Wow! Ce fil s'est soudainement montré très actif. Je vais essayer de grouper mes réponses par thèmes de conversation, en abrégeant les passages cités au minimum nécessaire pour maintenir le contexte. Toutes mes excuses d'avance si j'embrouille les citations ou si je les coupent trop.

gigoutou a écrit:
Merci beaucoup pour ta longue réponse documentée Kazama, je n'en demandais pas mieux !

Je suis content de savoir que ça a aidé.

gigoutou a écrit:
J'ai bien conscience que la demande pour le français est très faible, mais mon niveau d'anglais ne me permettrait pas de faire de la traduction. Mais toi, tu es natif dans la langue ?

Je bénéficie de l'avantage d'être un canadien-français qui a grandit dans un environnement bilingue. Pour moi, l'anglais équivaut à une deuxième langue maternelle même si, stricto sensu, c'est une langue seconde.

gigoutou a écrit:
Parce que ça me parait impossible de faire de la traduction vers autre chose que sa langue maternelle.
Edo a écrit:
Pour terminer, je donne juste mon avis sur la traduction dans une autre langue : je pense que tout dépend du travail demandé. Si on attend de toi que tu traduises vite et fidèlement, en soi c'est pas grave si ton anglais manque parfois de naturel. Et c'est bien le seul problème quand tu traduis dans une autre langue pour laquelle tu n'es "que" très bon. En théorie, tu n'es pas supposé passer des heures pour chercher du vocabulaire ni pour construire tes phrases, c'est juste que par moment, certaines expressions manqueront de naturel. Mais au fond ce n'est pas important.

Là, ça devient compliqué et nuancé. Pour certains types de textes, le naturel est indispensable et par conséquent, une traduction qui n'est pas naturelle est automatiquement une mauvaise traduction. Pour d'autres textes, il suffit que le message passe de façon compréhensible, et un manque de naturel ne pose pas énormément de problème. Et en fait, l'entreprise où je travaille oeuvre dans le domaine de l'automobile et la grande majorité des textes que nous traduisons (ou révisons) sont traduits par des japonais qui traduisent vers leur langue seconde. Mais bon, ce ne sont pas des textes particulièrement littéraire, et les textes écrits par des ingénieurs dans leur langue maternelle sont, dans l'ensemble, pourris. (C'est aussi vrai pour les textes en japonais qu'en anglais rédigés par des ingénieurs natifs de ces langues.

Edo a écrit:
Ceci étant dit, je ne connais pas le niveau en anglais de Kazama, mais à condition de se donner un peu de mal, je ne vois pas pourquoi il serait impossible de maîtriser suffisamment une 3e langue pour traduire dans ce sens. Surtout quand c'est une langue aussi simple que l'anglais. Pour l'interprétariat, ce serait autre chose, mais la traduction ça me semble carrément faisable.

Langue aussi simple que l'anglais... ça peut être très décevant, cette apparente simplicité.

Quand j'ai fait mes études en traduction, à l'université d'Ottawa, le programme ne comptait qu'un ou deux cours commun pour les francophones et les anglophones, et pour le reste, c'était divisé en fonction de la langue maternelle et la majorité des cours visaient à renforcer les compétences écrites dans la langue maternelle des étudiants. Toutefois, s'il est idéal qu'un traducteur professionnel traduise toujours vers sa langue maternelle, la réalité du marché du travail, en particulier pour les chanceux qui trouvent un emploi salarié, oblige parfois le traducteur à travailler vers sa langue seconde, et un deuxième volet de cours se concentrait sur l'amélioration de la capacité d'expression écrite dans la langue seconde. (Personnellement, j'aurais bien aimé que le programme soit assez flexibles pour permettre au gens comme moi, pour qui les deux langues sont au niveau de langue maternelle, de prendre les cours de français pour francophones et les cours d'anglais pour les anglophones, mais on ne peut pas tout avoir...)

Dans ces cours d'anglais, je me souviens que mes camarades de classe, originaires de régions où l'anglais était moins prévalent et pour qui l'anglais était carrément une langue seconde, faisait des phrases qui, si elles étaient compréhensibles, étaient souvent boîteuses, et ce sont pourtant des gens qui aurait probablement eu un score d'au moins 900 points au TOEIC sans préparation préalable si on se souciait du TOEIC au Canada. Smile À titre d'exemple banal, je soupçonne que la grande majorité des francophones ne traduirait pas la conversation suivante de façon idiomatique.

A: Je vais au supermarché. Veux-tu quelque chose?
B: Peux-tu acheter du lait, STP?

gigoutou a écrit:
Sinon oui, je ne cherche pas un emploi à temps plein. Bien sûr, si on me propose un job avec un minimum de 250 000 yen par mois + Bonus, ça me ferait réfléchir. Mais déjà, si je pouvais trouver un petit quelque chose en tant que Freelance avec des demandes de traduction de temps à autre pour arrondir les fins de mois, je serais déjà très content.
Edo a écrit:
Sinon, le salaire à 250 000Y par mois, même si c'est un exemple que tu cites, faut pas trop compter dessus ^^. Le Shinsotsu, déjà, ça va difficilement au-dessus de 220 000, et on parle là de grosses entreprises.

Là on tombe aussi dans le problème de la valorisation de métier spécialisés. De mon point de vue, un salaire de 250 000 yen par mois, ça serait un minimum à offrir pour un poste de traducteur en supposant que ce soit fait expressément pour engager une personne sans expérience ni formation dans une optique d'investissement en ressources humaines avec l'intention de former cetter personne et de la garder à long terme.

Par contre, si le but c'est de faire un peu de travail à la pige pour arrondir les fins de mois, il me semble que tu oublies l'option la plus évidente, soit la traduction de l'anglais au français, avec le japonais vers le français comme une corde de plus à ton arc.

gigoutou a écrit:
J'ai ainsi pu réaliser rapidement que j'étais assez loin du compte, d'où mon idée de renforcer ma compréhension de textes en lisant des romans d'aventure par exemple.

Renforcer la compréhension, c'est un excellent point de départ. Pour renforcer la capacité de traduction et acquérir un peu d'expérience, tu pourrais aussi toujours considérer de faire des traductions bénévoles -- traduire des articles du Wikipédia japonais pour le Wikipédia français, par exemple. Avec internet, tu devrais pouvoir trouver quelque chose qui t'intéresse et ne contrevient pas aux droits d'auteur, et une telle approche pourrait peut-être te permettre de commencer à établir un réseau qui finira par mener à des clients auxquels tu pourra faire valoir ta compétence en montrant les articles que tu as traduits.

Edo a écrit:
Ensuite, la traduction dans une autre langue, je ne parlais évidemment pas de traduction littéraire (encore que ça me paraît possible avec une expérience conséquente), mais bien de traduction en entreprise, par exemple au sein même de l'entreprise, ou bien pour contacter des entreprises étrangères.

Le problème qui pourrait se poser, dans le cas de la traduction, c'est que si les entreprises étrangères se plaignent que les traductions sont pourries, le (pseudo-)traducteur qui s'est un peu trop fait valoir en entretien en misant sur le fait que les japonais sont souvent impressionnés par un score de TOEIC (voire, pire, de Eiken!) risque de se retrouver dans une situation plutôt précaire.

Mais honnêtement, en pensant au stress qu'occasionnerait le fait de faire de la gymnastique mentale ardue dans deux langues secondes, je me dis que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Mieux vaut essayer de trouver une entreprise qui fait affaire avec des pays francophones ou une entreprise d'un pays francophone qui fait affaire avec le Japon.
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Edo
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MessagePosté le: 15 Avr 2014 20:09    Sujet du message:

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Citation:
Le problème qui pourrait se poser, dans le cas de la traduction, c'est que si les entreprises étrangères se plaignent que les traductions sont pourries, le (pseudo-)traducteur qui s'est un peu trop fait valoir en entretien en misant sur le fait que les japonais sont souvent impressionnés par un score de TOEIC (voire, pire, de Eiken!) risque de se retrouver dans une situation plutôt précaire.


J'ai déjà répondu à certains point dans mon message précédent, donc je ferai court, mais à la base je ne parlais pas d'un type "mauvais" qui se fait passer pour "excellent". Je parle d'un type qui traduit bien, sans faire de fautes, mais dont les tournures manquent parfois de naturel.

Enfin, concernant le salaire, on parle de quelqu'un qui n'a pas d'expérience, donc plus de 250 000, ça me paraît difficile. Le 新卒, c'est 220 000 environ. J'ai du mal à imaginer qu'un domaine bouché comme la traduction puisse proposer plus de 250 000 à quelqu'un qui n'a pas d'expérience dans le métier.

Ah, et j'oubliais, concernant la difficulté de l'anglais : je parlais à titre de comparaison. Le Français est autrement plus difficile que l'anglais dans l'ensemble. En ce sens, donc, il sera plus facile à mon avis de parfaitement maîtriser la langue anglaise que d'autres langues.
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