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tampopo 2eme Dan


Inscrit le: 21 Sep 2003 Messages: 194 Points: 3438
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Posté le: 20 Nov 2003 20:30 Sujet du message: Emission sur Ogawa Yôko
Note du Post : 5 Nombre d'avis : 2 |
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Le titre est un peu trompeur, il s'agit en fait d'une partie de l'émission qui porte sur Ogawa
Donc voici : à l'occasion de la sortie de son livre Le musée de silence (livre que je recommande chaudement), Paula Jacques a interviewé Yôko Ogawa. Vous pouvez écouter cette émission en cliquant ici, la partie concernant Ogawa se situe au bout d'une heure trente-six d'émission. |
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Sir.Gauvain 1ere Dan


Inscrit le: 19 Oct 2003 Messages: 634 Points: 2700 Pays, Ville: Se casse !!
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Posté le: 21 Nov 2003 01:24 Sujet du message:
Ce message n'a pas encore été noté. |
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Ca à l'air sympa mais les journalistes parlent d'une certaine facon, que le commentaire du livre devient morne et ennuyeux...
Mais bon, faut que je lise ce livre quand même !!! |
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Bluemonday 4eme Dan


Inscrit le: 23 Mar 2004 Messages: 609 Points: 10765 Pays, Ville: Nishinomiya, Hyogo, Japan
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Posté le: 09 Jan 2005 23:57 Sujet du message: Ogawa Yôko (小川洋子)
Note du Post : 5 Nombre d'avis : 8 |
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Bonjour,
Voilà donc comme indique le titre, je vous présente un très brillant écrivain japonais: Ogawa Yôko, elle est contemporainne et vous trouverez l'essentiel des informations biographique et bibliographique sur cette page et notamment dans l'entretien enregistré à la radio dont le lien se trouve sur la même page.
小川 洋子 Ogawa Yôko
D'abord, Je vais essayer d'y apporter quelques compléments du point de vue biographique:
Ogawa Yôko est née à Okayama (entre Hiroshima et Kobe) en 1962 dans une famille aisée. Lorsqu'elle était collègienne, elle rencontra "Journal d'Anne Frank ". Ce livre l'impressonna profondément par sa façon d'exprimer et sa philosophie qu'elle a trouvées très matures, et reste encore aujourd'hui quelque chose de très signifiquatif à l'égard de ses motifs d'écrire. Lorsqu'elle était en terminal, elle commença à s'intéresser à la littérature et à la poésie japonaise tels que Hagiwara Sakutarô, Nakahara Chûya, Tachihara Michizô, Kawabata Yasunari, Dazai Osamu, Tanizaki Junichirô, ainsi que des chefs d'oeuvre de la littérature classique japonais et en même temps à tenter de composer quelques poèmes. A la recherche d' un style pour écrire un roman, elle décida d'étudier la littérature à l'université de Waseda. A 18 ans, elle rencontra deux autres livres significatifs dans sa vie d'écrivain: le premier est "Ai no seikatsu" de Kanai Mieko. Cette oeuvre la subjugua par son aspect artistique exceptionel vis à vis de l'emploi des termes et des expressions et son thème intriguant qui révéle et expose la cruauté humaine, ce qui faisait le contraste avec le titre. L'autre est "Shisha no ogori ("Lavish are the dead", titre en version anglaise)" d'Oe Kenzaburo, ce qui lui fit ouvrir les yeux envers la réflexion philosophique sur "la vie" et "la mort", et ainsi elle décida son attitude d'écrivain.
『愛の生活』 Ai no seikatsu (1967)
Interview avec Kanai Mieko par BOOK ASAHI.COM
http://book.asahi.com/authors/index.php?ppno=1&key=6
『死者の奢り』Shisha no ogori (1958)
Quant à la littérature etrangère, c'était grâce à Murakami Haruki (également son écrivain préféré) qu'elle avait connu des écrivains américains tels que F. Scott Fitzgerald, Truman Capote, Raymond Carver, Tim O'brien, et aussi grâce à Shibata Motoyuki, traducteur et professeur en littérature anglaise/americaine à l'université de Tokyo, qu'elle avait découvert Paul Auster et son "Moon palace" qui l'impressionna par sa téchnique originale de créer une autre réalité aussi précise que fantastique à partir d'une réalité et d'une non-réalité ainsi que par son style d'écriture qui joue un rôle très important pour amener une certaine ambiance et un rythme agréable dans le roman.
『ムーン・パレス』 Moon Palace, traduit par Shibata Motoyuki (1994)
Source: 『Web本の雑誌』-作家の読書道- 第29回 小川洋子
http://www.webdokusho.com/rensai/sakka/michi29.html
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Maintenant, je vais essayer de faire quelques commentaires sur 6 récits/roman d'Ogawa que j'ai lu en V.O. (Au passage, je remercie à tampopo de m'avoir fait découvrir cet écrivain et à Elie pour avoir apporté les livres du Japon.)
Notes:
☆☆☆☆☆ Excellent
☆☆☆☆ Très bien
☆☆☆ Bien
☆☆ Médiocre
☆ Mauvais
1/『妊娠カレンダー』 文春文庫
『妊娠カレンダー』La Grossesse (paru dans le jouranl littéraire 『文学界』"Bungakukai", septembre 1990)
☆☆☆
J'ai été un peu déçue d'autant plus que c'était le fameux récit grâce auquel elle a reçu le prix d'Akutagawa. Voici 4 personages pricipaux dans cette histoire: une jeune femme célibataire, sa grande soeur et son mari qui vivent sous le même toit qu'elle et le psy de la grande soeur, Mr. Nikaidô chez qui elle se rend chaque fois qu'elle a le blues depuis maintenant plus de 10 ans.
Ces deux jeunnes femmes sont des Japonaises modernes. Elles vivent plus consciemment que les hommes une sorte de solitude ou un sentiment de perte que l'on peut ressentir dans une société moderne. La petite soeur ne se plaint jamais de touts les caprices et de les remarques imsupportables de sa grande soeur et lui prépare de la confiture de pamplemousse autant qu'elle veut, tandis que la grande soeur ayant une petite soeur qui lui obéit quasiment au doigt et à l'oeil, devient peu à peu dépendante d'elle et de sa confiture. Contrairement à cette première vue qui nous fait croire qu'elles ont des caractères opposés, elles ont en effet plus de points commums qu'on peut penser. Elles sont toutes les deux très sensibles, ce qui leur permet de se comprendre intuitivement sur la même longueur de l'onde et de se compléter comme des vraies jumelles, et en effet le fait qu'elles sont des soeurs ne peut que renforcer leur complicité qui nous pousse jusqu'à évoquer une relation sado-masochiste.
Côté de cette relation ultra-intence de ces deux soeurs, les deux hommes, le mari et le psy n'ont quasiment pas leur place dans cette histoire. La gentillesse du mari est chassée par celle de sa belle soeur comprennant sa soeur finalement beaucoup mieux que lui, et la raison d'être du psy est remplacée par la confiture, ce qui est visiblement plus efficace que n'importe quel anti-dépresseur ou n'importe quelle scéance de psychanalyse. Certe, cette relation de soeur est forte intéressante, mais avant d'en arriver là, on constate facilement des inutilités gênantes au niveau construction, vocabulaire et grammaire: des particules bizarement placées et des phrases mal balancées. Je ne suis pas tout à fait convaincue que cette nouvelle mérite un prix préstigieux de littérature. D'ailleurs, les admirateurs japonais ont tendence à
partager cette impression et préférer citer plutot d'autres oeuvres que celle-ci lorsqu'ils parlent de cet écrivain.
Enfin, un coup de gueule: bien que je ne pense pas que ce soit la faute d'Ogawa, je n'ai vraiment pas apprécié le commentaire de Matsutani Eiko inclue à la fin de ce livre de poche. Il est plus que médiocre et n'apporte rien aux lecteurs comme informations. Et là, je pense à Mishima Yukio qui préférait en écrire par lui-même pour la version livre de poche chez Shinchô, justement par crainte que ce genre de situation lui arrive, et il avait tout à fait raison. Visiblement cet écrivain féminin n'avait rien d'autre à écrire qu'une anécdote quelconque et ses points de vue un peu trop facile comme une analyse. Pour moi c'est du gaspillage de papier.
『ドミトリイ』Les Abeilles (paru dans le journal littéraire 『海燕』"Kaien" décembre 1990)
☆☆☆☆☆
C'est une vraie perle.
Une femme mariée dans l'attente de rejoindre son mari envoyé en Suède pour son travail acceuillit chez elle son cousin éloigné. C'est un jeune étudiant à la recherche d'une chambre. Elle l'aide en prenant contact avec le propriétaire des studios pour étudiants où la femme vivait lorsqu'elle était étudiante et son cousin décide de s'y installer pour son entrée à l'université. Cet homme appelé "maître (sensei)" est grâvement handipcapé: il manque de deux bras et de la jambe gauche. Malgré cela, très surprennant, il est capable de se débrouiller très habilement juste avec ses doigts de pied droit et avec d'autres parties du corps comme le cou et les clavicules. Ces studios existent depuis longtemps, ont été populaires pour le loyer très intéressant. Justement c'est une des raisons pour lesquelles le cousin avait décidé de s'y installer. Mais, depuis quelques anées les choses changaient: il y a eu une fuite très bizarre d'un étudiant en maths, très brillant, très beau physiquement. Depuis lors, les gens doutent qu'il se passe quelque chose dans ces studios, et tous les colocateurs s'en sont allés. En effet, il n'y avait que ce cousin lorsqu'il est arrivé. La femme, étant un peu attirée par son cousin, se rend plusieurs fois pour prendre ses nouvelles et lui apporter des gâteaux, mais chose curieux, il n'est jamais là pour des raisons différentes à chaque fois. Faute de mieux, la femme passe son temps à discuter avec le maître, et peu à peu elle découvre l'étrangeté de ces studios.
Comparé à "La Grossesse", ce récit est très bien écrit et se déroule sur un bon rythme avec aisance. Surtout l'excellence est la superposition des temps: le passé en tant que souvenirs d'antant, et le présent/futur mystèrieux qu'elle est censé de vivre tant que la recherche de son cousin introuvable continue. La fin est aussi très impressionnante: le passage où elle découvre une enorme tache sur le plafond dans la chambre du mâitre d'où tombe la liquide étrange m'a fait tout de suite pensé à "The Picture in the House" de H.P.Lovecraft. Bien que la tache d'Ogawa soit moins sanglante que celle de Lovecraft, cela nous laisse largement imaginer une fin plus cruelle que jamais.
『夕暮れの給食室と雨のプール』Le Réfectoire un soir et une piscine sous la pluie (paru dans 『文学界』"Bungakukai" mars 1991)
☆☆
Histoire fantasique qui se déroule entre 3 personnages (et un chien) : une jeune femme fiancée qui vient de déménager dans son nouvel appartement avec son chien "juju" pour y habiter très bientôt avec son futur mari et un homme d'une trentaine d'années qui travaille apparement pour une secte religieuse en faisant du porte à porte accompagné de son fils de 3 ans. Le coeur de l'histoire se trouve essentiellement dans les dialogues entre la jeune femme et le jeune père qui ont lieu prés du réféctoire d'une école qui possède une grande cuisine moderne. Dans la plupart des dialogues, c'est le jeune père qui parle. Il raconte ses observations sur ce réfectoire et d'autres qu'il avait vu ailleurs, ses mauvais souvenirs à l'école qui se sont produit lors de la leçon de natation entre autre, tandis que la femme l'écoute attentivement.
Il ne s'agit pas, dans ce récit, de sentiments amoureux ou d'une amitié. Plutot, c'est un moment de complicité partagé ou prévilégié entre deux personnes indépendantes liées un peu par le hasard. Ils sont ainsi tous les deux décalés de la réalité et sont à la recherche de quelque chose qui leur manquent. A mon humble avis, c'est à peu près ce que Sophie Ford Coppola voulait aussi réaliser dans son "Lost in translation". C'est en effet l'un des thèmes qu'Ogawa aime écrire, et on constate que ce thème est beaucoup mieux développé dans ses récit plus récent. Cependent, je dois avouer que sa téchnique n'est pas encore à la hauteur dans celui-ci. D'autant plus qu'elle a quand même réussi à décrire une certaine ambiance fantasique, je trouve dommage la fin qui gachent tout un peu comme un mauvais réveil gache une bonne journée.
2/『薬指の標本』 新潮文庫
『薬指の標本』L'Annulaire (octobre 1994)
☆☆☆☆☆
Une jeune femme de 21ans au chômage et totalement solitaire sans famille sans amis, rencontre un jeune homme qui s'appelle Monsieur Deshimaru, administrateur et spécialiste en spécimens d'un laboratoire privé qui se touve dans un lieu très calme. Il était à la recherche d'une nouvelle assistante pour gérer toute la collection et la jeunne femme frappa au juste moment à la porte.
Le "quelque chose" qui symbolisait un sentiment d'alinéation ou de perte chez Ogawa, est définie ici clairement tout au début de l'histoire - le bout de l'annulaire gauche perdu dans l'usine de boisson fraîche où elle travaillait-. c'est aussi la raison pour laquelle elle a arrêté son travail. C'est une femme ni ambicieuse ni éblouie par l'argent et qui n'a même nullement l'intention de s'acheter de nouvelles chaussures. Tout de suite, M. Deshimaru fait un bref entretien avec elle et décide de l'embaucher. Au fur et à mesure, elle fait connaissance de M.Deshimaro et son labo. Ce laboratoire est en effet étrange. D'abord, M. Deshimaro définit son metier ainsi:"La valeur de naturaliser, d'étiquetter les spécimens est de les encercler, de les séparer et les achever". Les clients qui arrivent irrégulièrement avec leurs objets matériels ou immatériels, ils demandent de les entrerrer à l'étérnel dans ce labo afin de les oublier. Cet act se justifie comme une jonction par laquelle un automobliste doit passer pour arriver à sa destination. C'est un thème dont l'auteur tient et que l'on retrouve dans ses oeuvres suivantes. Ensuite, deux colocataires qui n'ont rien à voir avec le labo mais ont vieilli avec l'immeuble qui était au départ se constituait de studios réservés aux femmes. On a l'impression que le temps s'arrête ou tout s'endort dans cet immeuble avec des objets naturalisés, ces vieilles femmes qui ne changent pas leur manière de vivre et les vieilles chambres renées en tant que salle de collection et le silence qui domine dans tout l'immeuble. Elles sont en effet des spécimens vivants. Après avoir travaillé pendant un an, elle est invité par M. Deshimaro dans une salle spéciale -la grande salle de bain commune - et elle reçoit un cadeau de remerciement: une pair de chaussures noires juste à sa taille. M. Deshimaro lui demande de les porter désormais où qu'elle aille, quoi qu'elle fasse et elle l'accepte. Mais, elle ressent, lorsqu'elle porte ces chaussures, une drôle de sensation comme si elles étaient devenues une partie de son corps. En même temps, elle tombe peu à peu sous les charmes de son patron mystérieux et semi-autoritaire qui l'invite à la "salle de bain" pour des rendez-vous amoureux. Le passage du rendez-vous se décrit de manière très sensuel, surtout quand la jeunne femme se fait completement dénuder à l'exception de ses chaussures noires dans la grande bainoire en même temps que se mélangent le bleu des carreaux, l'orange de la lumière faible et le noir des chaussures. Par ailleurs, je suis curieuse de savoir comment ce passage a été adapté dans le film "The Ring finger", ce qui doit être une des scènes les plus émouvantes.
Quelques jours plus tard, elle reçoit la visite d'un homme d'age moyen au labo. Il lui fait une remarque qui nous explique la sensation étrange qu'elle avait éprouvé, et avertit qu' elle risquerais de se faire voler sa personalité par ses chaussures, si elle continuait à les porter. Cela nous indique une fin probablement tragique d'histoire d'amour, mais, si elle se décide à être habitant du monde des spécimens pour son amour, c'est sans doute le moment où enfin elle retrouve en soi son bout de doigt perdu.
『六角形の小部屋』La Petite pièce hexagonale (octobre 1994)
☆☆☆
La Petite pièce hexagonale appelée "Kataribago" signifie littéralement "boîte pour raconter". Dans cette pièce, il n'y a qu'un petit banc pour une personne et une petite lampe qui éclaire à peine l'interieur. Les gens viennent de loin pour y faire un monologue et ils payent. C'est le principe. On pourrait le comparer avec une confession religieuse ou une psycanalyse, mais ce n'est pas tout à fait exacte, parce que ce monologue ne se partagent avec aucun interlocuteur et que le but n'est pas forcemment de guérir des gens, au contraire, cette boîte peut aussi être dangeureuse si on se trompe dans l'utilisation. Par exemple, si la même personne revient plusieurs fois ou y reste longtemps, elle risque d'avoir des grâves problèmes mentaux, voire ne plus pouvoir sortir à l'exterieur.
L' héroïne de cette histoire a, comme celles d'autres récits, des problèmes: la séparation avec son ex-fiancé. Son mal de dos persistant est la métaphore de sa souffrance psychologique. Son état mental est grâve d'autant plus qu'elle ne veut pas le reconnaître. Elle reste en balance sur ses veritable sentiments et pensées qu'elle ne sait pas bien contrôler. C'est la confiance en soi qui lui manque. Ainsi, plus elle se culpabilise, plus la souffrance physique augumente. La "Kataribako" ne donne pas de résultat positif contre ce cercle vicieux, mais elle continue à faire ses monologues. Ces efforts sont similaires au courage des clients de M.Deshimaro qui ont confié leur passé pour vivre demain. Les clients de la "Kataribako", y compris l'héroïne nécéssitent un monologue pour avoir de l'énérgie. Seulement, dans le monde d'Ogawa, il semble que nous devons perdre quelque chose pour gagner autre chose. Chez M.Deshimaro, c'est le spécimen, et ici ce sont des paroles. On peut même sentir que le son disparait dans les murs lorsqu'on fait un monologue. Les gens ammassent ainsi leurs paroles dans la "Kataribako" comme les abeilles recueillent le nectar et les ramennent dans leurs alvéoles (chose cruieuse, elles sont aussi hexagonales).
En un mot, c'est un récit bien écrit, sauf que la fin tombe un peu dans une banalité comme Le Réfectoire un soir et une piscine sous la pluie.
3/『博士の愛した数式』 新潮社
『博士の愛した数式』 Les Théorems que Docteur a aimés (paru dans 『新潮』 "Shinchô" juillet 2003, la version française inédite à l'heure actuelle)
☆☆☆☆☆
Excellente construction et imagination. L'histoire se déroule, comme dans les précédentes oeuvres, dans le passé et le future superposés habilement. Mais cette fois on constate que sa téchnique d'écriture est beaucoup plus stable avec très peu d'inutilité et que ça se lit très facilement. Avec le refrain "Ce que Docteur a aimé, c'est que...(博士が愛したのは・・・だった)" par l' héroïne qui fait aussi de la narration, chaque épisode est insérée dans sa mémoire. L'ensemble de l'atmosphère du roman est globalement positif et sain, tandis que les précedents traitaient plutot des thèmes fantastiques comme la cruauté chez les humains ou les objets dénaturés ou fragiles. Cela peut être l'effet de l'épisode de l'année 1992 (*) ou Hanshin Tigers, équipe de baseball professionel japonais, a failli gagner la saison.
Ce qu'Ogawa a essayé dans ce roman, c'est de transmettre aux non-mathématiciens comme beaucoup d'entre nous, le sens esthéique qui lie le monde mathématique et celui littéraire. Cela semblent opposés à première vue. Docteur essaie d'exprimer la beauté mathématique à l'aide de la narration et l'interprétation de l' héroïne, femme de ménage et mère célibataire sans histoire vivant loin du monde mathématique, qui permettent de décoder les théoremes de Docteur en paroles. Ce dynamisme nous impressionne. D'un côté, ceci n'est en fait rien de différent comparé au procédé habituel qu'Ogawa utilise lorsqu'elle a révélé des côtés inattendus dans notre vie quotidienne grâce à son imagination éminente. De l'autre côté, ce roman intitulé "Les Théorems que Docteur a aimés" a, contrairement à son sens littéral, réussit à faire aimer l'histoire même aux gens soi-diant ''allergique aux maths" et ceux qui n'aimaient pas ses oeuvres précédentes. D'abord, on remarque que cette réussite est due au parfait établissement des personnages principaux. Un mathématicien de soixantaine d'age, appelé "Docteur" est depuis maintenant 17ans obligé de vivre avec un handicape physique spécial - une mémoire limitée exactement à 80 minutes - à cause d'un accident d'auto. Malgré cela, il reste une personne extrêment modeste et adorable avec ses petites notes préventives à la "post-it" partout attachées sur son veston et essaye d'accepter son handicape avec un esprit zen au lieu de le considérer comme une tragédie. Et, l'héroïne, issue d'une famille sans père, bien que sa mère lui ait souhaité une meilleure vie, abandonnée par son homme et chassée de la maison, mène finalement une vie de jeune mère célibataire toute comme sa mère éprouvant un sentiment d'aliénation contre la société. Malgré son passé triste, sachant profiter au maximum de tout ce que l'on lui propose, elle vit heureuse en tant que femme de ménage intérimaire, même si c'est loin du luxe. Entre ces deux personnes, il y a un trait commun dans leur attitude envers la vie: l'acceptation de la douleur. "Les maths" qui semblaient être un grand obstacle au début les unit et ensuite les aide à surmonter le trouble de mémoire et le côté misanthrope de Docteur et la faiblesse sociale de cette mère célibataire entre autre. Enfin ils réussissent à atteindre la vertu de relation humaine tels qu'amitié, respect, confiance. Rien n'est plus beau que ce processus comme une preuve théoremique des mathématiques ayant de "la solidité inattaquable et parfaite et la souplesse (一分の隙もない完全な強固さとしなやかさ)"(p.23, l.7) que notre Docteur aime. On se trouve dans une sécurité et une profonde émotion.
Etant une personne qui vit une partie de la vie avec "les maths'', je peux témoigner que Docteur décrit par Ogawa est pratiquement identique aux gens ensorcelés par la beauté mathématique que je connais. Jusqu'aux petits détails, elle a pris soin pour décrire la vie quotidienne des mathématiciens en général. Sur ce point, j'ai été profondément émue et étonnée. En revenche, en ce qui concerne quelques descriptions sur la beauté mathématique elle-même, je suis restée sur ma faim. A la dernière page, Ogawa cite 6 livres de référence de maths. Je n'en ai lu aucun, mais j'ai l'impression que c'était, pour elle, plutot dans le but d'apprendre la base des théoremes qu'elle a l'intention d'utiliser pour son roman que d'essayer de traduire et d'expliquer la beauté mathématique en terme littéraire. Nous, les lecteurs, ne sommes pas tellement intéressés par des questions comme "quand et par qui le dernier théoreme de Fermat a été prouvé?", mais nous sommes plutot curieux de savoir ce que le théorem de Fermat nous apprend, plus concretement, "quel est l'intention de Docteur, lorsqu'il a écrit <Eπi+1=0> devant sa femme de ménage préférée et sa belle soeur lors de leur dispute (p.167)?" J'aurais aimé qu'Oagawa consacre plus de pages sur ce point ou alors qu'elle soit perfectionniste au point de prendre la peine de fréquenter un centre d'étude mathématique universitaire. Il est cependent possible qu'elle n'avait pas l'intention d'approfondir le sujet comme résume Docteur. "C'est difficile d'expliquer la beauté mathématique, de même que personne n'est capable de dire pourquoi l'étoile est si belle (なぜ星が美しいか、誰も説明できないのと同じように、数字の美を表現するのも困難だがね)" (p.23, l.9-10). Autrement dit, elle est un écrivain qui accorde l'importance au réalisme dans un roman, mais en même temps n'aime pas le non-fiction ou des styles équivallants. A mon humble avis, chez Ogawa, c'est ce qui la fait etre aimer de ses admirateurs, et ce dont je reste insatisfaite.
Pour parler de ce roman, le plus important c'est l'héroïne et le Docteur, mais à part eux, aussi indispensables sont le fils de l'héroïne de 10ans et la belle soeur de Docteur qui vit sous le même toi que Docteur tout en gardant sa vie privée dans ses propres pièces. J'entends par "indispensable" que c'est un compliment pour le distinguer de son récit "La Grossesse", qui était maladroitement établi au niveau des personnages: "le mari" et "le psy". Notamment, le fils joue un rôle très important au moment où lient une amitié entre l'héroïne et Docteur. Aussi, il est la seule personne à qui Docteur, la misanthropie, montre son affection sans hésiter et il le surnomme par faveur "Racine carée √". De même que ce symbole mathématique "Racine carée", dans le language de Docteur, equivalent a "pouvoir donner une identité à tous les chiffres qu'ils soient infinis ou invisible (無限の数字にも、目に見えない数字にも、ちゃんと身分を与えることができる)" (p.3, l.6-7) et d' "un symbole vraiment généreux au point d'accepter tous les chiffres sans les répugner (どんな数字でも嫌がらず自分の中にかくまってやる、実に寛大な記号)" (p.38, l.2-3). Ce garçon accepte très naturellement toutes choses ce qui semblaient compliquées aux adultes: la manie de Docteur qui communique exclusivement du point de vue mathématique avec les gens, ce qui a fait déjà fuire 9 femmes de ménage et le problème de mémoire de Docteur auquel sa mère avait du mal à s'adapter. Sans doute, la belle soeur de Docteur serait en l'apparence en opposition avec le garçon. Mais, nous avons en fait très peu d'information sur cette femme, apparement quelqu'un de difficile, fermée et autoritaire, qui est le seul personnage mystérieux dans ce roman. Malgré son caractère négatif, elle est la seule femme dans la "mémoire" de Docteur. Elle prend soin de lui lorsque sa santé s' aggrave et finit par accepter la présence de l'unique ami de Docteur: la femme de ménage et son fils. Ici, le mot de clé "acceptation" revient. Docteur, femme de ménage, fils et belle soeur, bien qu'ils ont tous des attitudes et conceptions différentes à l'égard de cette "acceptation", mais au bout de compte, ils atteignent tous un bonheur en surmontant tout ces problèmes de manière le moins brutalement du monde.
Tenant compte du fait que le monde d'Ogawa penchait plutot pour envisager et annalyser la ''perte" et la "douleur" dans la relation humaine, nous pouvons y constater une sorte d'évolution. Aussi, le mariage des maths et de la litterature a fait date. Je suis persuadée que c'est de là que son succès littéraire (reçu 読売文学賞 le prix littéraire de Yomiuri en février 2004) et commercial ( reçu 第一回本屋大賞 le prix de librairie en avril 2004) provient.
D'autres commentaires sur ce roman (en japonais):
http://www2u.biglobe.ne.jp/~BIJIN-8/fsyohyo/s_hakase.html
http://bm.que.ne.jp/review/?%C7%EE%BB%CE%A4%CE%B0%A6%A4%B7%A4%BF%BF%F4%BC%B0
http://www5e.biglobe.ne.jp/~naocolum/spl_diary/kongetu/04_02/hakase.htm
http://homepage.mac.com/tuyano/iblog/C1190554945/E290481567/
http://www1.odn.ne.jp/~cci32280/LibOgawa.htm#博士の愛した数式
L'adaptation du roman a été décidé en novembre dernier. Le tournage est prévu pour avril 2005 et la mise en circulation janvier 2006 au Japon.
Bonne lecture! _________________ This one will know, how far I live on. |
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tampopo 2eme Dan


Inscrit le: 21 Sep 2003 Messages: 194 Points: 3438
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Posté le: 10 Jan 2005 20:44 Sujet du message:
Note du Post : 3 Nombre d'avis : 1 |
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Vraiment merci pour toutes ces précisions sur Ogawa.
De plus avoir la possibilité de lire des critiques de ses livres d'après une lecture en version originale est vraiment très intéressant. L'on peut avoir confirmation de ce réel talent littéraire que l'on perçoit dans ses traductions (par Rose-Marie Makino-Fayolle).
Tu reproches dans plusieurs de tes critiques la banalité de certaines fins; Personnellement c'est l'un des aspects de l'écriture d'Ogawa que je préfère; peu de personnages, qui pourraient être n'importe quel quidam (qui le sont d'ailleurs), traversent un moment de vie flirtant ( au sujet de Miyasaki) avec le fantastique, puis retourne à leur train-train quotidien. Et puis l'autre aspect que j'apprécie énormément chez elle, c'est le côté intemporel et non localisé de ses récits. |
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Bluemonday 4eme Dan


Inscrit le: 23 Mar 2004 Messages: 609 Points: 10765 Pays, Ville: Nishinomiya, Hyogo, Japan
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Posté le: 10 Jan 2005 22:56 Sujet du message:
Note du Post : 3 Nombre d'avis : 1 |
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| tampopo a écrit: |
Tu reproches dans plusieurs de tes critiques la banalité de certaines fins; Personnellement c'est l'un des aspects de l'écriture d'Ogawa que je préfère; peu de personnages, qui pourraient être n'importe quel quidam (qui le sont d'ailleurs), traversent un moment de vie flirtant ( au sujet de Miyasaki) avec le fantastique, puis retourne à leur train-train quotidien. Et puis l'autre aspect que j'apprécie énormément chez elle, c'est le côté intemporel et non localisé de ses récits. |
C'est sûr que (heureusement ) on n'a pas toujours le même goût! Comme je suis souvent attirée par des écrivains intélligemment et fermement provoquants dont les oeuvres ont une énorme force d'impact, Ogawa est à mon sens un peu trop douce. Toutefois, j'ai apprécié moi aussi son monde fantasique qui nous berce agréablement: C'est à comparer avec ce que les Japonais décrivent comme étant la sensation de "fuwa fuwa". Bref, c'est bien de changer de lecture de temps en temps. _________________ This one will know, how far I live on. |
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xvn Ceinture Verte

Inscrit le: 11 Déc 2004 Messages: 21 Points: 336
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Posté le: 11 Jan 2005 04:52 Sujet du message:
Note du Post : 3.5 Nombre d'avis : 2 |
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Bon, je ne peux pas m’empêcher de passer par-dessus ce sujet sans y participer, d’autant plus qu’Ogawa Yoko est un de mes écrivains préférés Je suis encore en cour de la découvrir, mais de plonger dans son propre univers étrange me fascine, et à la fois ses créations reflètent la réalité des êtres.
Merci des liens où on peut écouter l’entretien avec cet auteur.
Une de ses œuvres que j'ai lu il y a quelques années m'a laissé une sensation unique que je ne peux oublier, c’est « les Cristaux secrets » (le titre que j’ai traduit littéralement de l’original 「密やかなる結晶」), dont la version française n’est pas encore publiée jusqu’à maintenant. L’original a été publié en 1994, la même année que la publication de « l’Annulaire ».
L’histoire se passe dans une île imaginaire où les objets sont en voie de disparition, de même que les mémoires humaines. Les mémoires seront chassées par la police, si on s’obstine à en garder. A un moment donné, on ne peut même plus se rappeler de ce que l’on a perdu. Serein malgré la grande tristesse de perte, les personnages ne paraîssent pas humain comme tels, mais plutôt réduit comme quelque chose d’organique.
Je n’ai pas encore lu « les Théorems que le docteur a aimés », mais l’adaptation cinématographique m’intéresse autant que le livre. Quant à l’adaptation de « l’Annulaire » réalisée par Diane Bertrand, elle doit sortir en salle bientôt. Au fait, je n’ai trouvé que l’information sur le tournage :
http://www.radiofrance.fr/reportage/dossier/index.php?rid=35000079&aid=35000214&formtype=dossier&arch=1 |
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tampopo 2eme Dan


Inscrit le: 21 Sep 2003 Messages: 194 Points: 3438
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Posté le: 20 Mai 2005 18:53 Sujet du message:
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| Un petit "up" pour signaler la sortie en septembre prochain chez Actes Sud du dernier livre d'Ogawa que Bluemonday nous a présenté et qui aura pour titre La formule préférée du professeur. |
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caou_lune Ceinture Bleue

Inscrit le: 04 Mar 2004 Messages: 114 Points: 425 Pays, Ville: Paris
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Aurélie Ceinture Bleue


Inscrit le: 05 Juil 2005 Messages: 73 Points: 673 Pays, Ville: France, STF
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Posté le: 20 Juil 2005 15:07 Sujet du message: Emission sur Ogawa Yôko
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| Bluemonday a écrit: | | Ogawa est à mon sens un peu trop douce. |
Je considère sa douceur justement comme un point fort de son écriture, puisqu'il s'agit d'une écriture aigre-douce. Tellement d'autres auteurs versent dans le grandiloquent, dans la surenchère et caracollent dans le ridicule. La justesse de Yoko Ogawa passe dans sa façon de percevoir ce que tant d'autres traduiraient par horreur, monstruosité de la nature, en repoussant les à prioris. Ainsi subsiste dans ses personnages une faille les rendant unique à leur environnement. On a tellement l'habitude du fou ou du malade caricatural auquel on doit s'appitoyer. Chez elle, il n'est aucunement fait état de cette facilité. Au contraire, elle rétablie une vérité de la nature que tout à chacun préfère ignorer.
J'aime sa magie à transevaser les contes et autres histoires d'horreur en utilisant les matériaux actuels qui nous effraient tant parce que perçus comme des ennemis du corps humain. Et par cet aspect, ramener à elle une plus grande crainte : la peur de perdre un être cher, d'un déséquilibre intervenant dans le quotidien faisant basculer une vie entière, la peur de la mort tout bêtement.
Ajoutant à cela une poésie discrète qui est sûrement en grande partie due à la traductrice Rose-Marie Makino-Fayolle dont le travail est un gage de qualité pour une personne qui découvre la littérature contemporaine japonaise ( Yuko Tsushima pour le plus grand nombre et Haruki Murakami avec La ballade de l'impossible, par exemple).
Sinon, L'Annulaire a été réedité avec l'affiche du film en couverture :
http://www.proverbes.net/img/livres/g/2742756280.jpg
L'argumentaire de Actes Sud, septembre 2005 pour sa prochaine parution.
"ACTES SUD
YOKO OGAWA
La formule préférée du professeur
Roman traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle
Histoire d'amour et de filiation entre un vieux monsieur mathématicien, un enfant passionné de base-ball et sa mère.
Une jeune femme célibataire, mère d'un garçon de dix ans et aide ménagère, est envoyée par l'association qui l'emploie chez un vieil homme par lequel neuf de ses collègues ont été successivement renvoyées. Elle est accueillie par une vieille dame qui marche avec une canne et qui la conduit au fond du jardin où, derrière une clôture, se dresse une annexe. Dans cette petite maison se trouve son beau-frère, un homme âgé, ancien mathématicien promis à une belle carrière brutalement interrompue par un accident de la route. Depuis, l'autonomie de sa mémoire est réduite à 80 minutes, ce qui néanmoins ne l'empêche pas d'assouvir sa passion pour les mathématiques.
Consigne est donnée à l'aide ménagère de ne déranger la belle-soeur sous aucun prétexte, de ne pas emprunter l'entrée principale, de passer par la porte du fond du jardin et de ne jamais franchir le portillon donnant accès à la maison.
Commence alors une très belle relation entre le vieux monsieur amnésique, la mère et l'enfant. Car le petit garçon est bien vite invité par le mathématicien à passer lui aussi ses journées dans la petite annexe. Il le surnomme Root, à cause de son crâne plat comme le signe de la racine carrée, lui fait découvrir les mathématique, partage avec lui sa passion pour le base-ball, et finit même par se rendre avec lui dans un stade un jour de match pendant lequel ce grand-père improvisé aura malheureusement un malaise. Ayant enfreint le règlement, la jeune femme se fait renvoyer par la belle-soeur, mais cette dernière ne pourra rien contre l'affection de ces trois-là...
Ce très beau livre met en scène la relation de trois personnages à trois âges de la vie, trois générations que tout sépare et qui pourtant ne se quitteront plus. Avec beaucoup d'humour, la grande romancière japonaise nous livre un texte issu de la maturité, un roman où son lecteur retrouvera l'écho de ses thèmes étranges portés ici par la sérénité du temps et de l'expérience.
L'AUTEUR
Yoko Ogawa est l'une des plus grandes romancières japonaises de ces dernières années. La formule préférée du professeur est paru en 2004 à Tokyo chez Shinchosha.
Tous les livres de Yoko Ogawa sont traduits par Rose-Marie Makino-Fayolle et publiés aux éditions Actes Sud. Une adaptation cinématographique de son roman L'Annulaire est sortie en France en juin 2005, un film de Diane Bertrand avec Olga Kurylenko et Marc Barbé."
Le reste ne fait que reprendre la liste des titres parus en France. _________________ L'enfant de lumière
www.robertlesite.net |
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Aurélie Ceinture Bleue


Inscrit le: 05 Juil 2005 Messages: 73 Points: 673 Pays, Ville: France, STF
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