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shikalover 5eme Dan


Inscrit le: 03 Oct 2006 Messages: 1828 Points: 15066 Pays, Ville: Prypiat
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Posté le: 03 Juin 2010 16:04 Sujet du message:
Note du Post : 3 Nombre d'avis : 1 |
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Un petit apport personnel afin d'illustrer ce déferlement de premiers ministres... C'est quand même dommage, je l'aimais bien Hatoyama.
En espérant que le prochain aura les couilles d'aller jusqu'au bout! _________________ Aux Etats-Unis, il y avait Steve Jobs,
En France, il y a toujours Paul Emploi. |
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Botchan 4eme Dan


Inscrit le: 11 Sep 2004 Messages: 839 Points: 11080
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Posté le: 03 Juin 2010 21:10 Sujet du message:
Note du Post : 3 Nombre d'avis : 2 |
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Mon dernier post (figurant au sein du dernier post de Michaël) visait à introduire les aspects économiques dans la crise politique japonaise actuelle, via un tour en Europe.
Ce post pouvait sembler "HS" (il est vrai que la discussion qu'il suscitait en était un), mais il me semble pourtant important de faire le lien entre économie et politique, structures et dynamique.
Comme vous l'avez dit, c'est assez "dramatique", mais c'est devenu, comme le dit Shika, une routine...
C'est la 4ème démission d'un gouvernement "démocratiquement élu" en 4 ans au Japon.
Rappelons-nous d'abord ce qui a précédé ces 4 ans, ce que ce fil nous permet de revoir : le règne de Koizumi, d'avril 2001 à septembre 2006.
Je l'ai déjà fait remarquer ici, mais il faut garder en tête que l'ère Koizumi correspond parfaitement à l'ère de la bulle des années 2000 : arnaque en Afghanistan, arnaque en Irak, arnaque à la bourse et dans les banques, arnaque commerciale généralisée avec l'OMC... une ère de prospérité capitaliste !
Aboutissement de cette ère ? une démission ? un désaveu ? Non, rappelez-vous bien : Koizumi cède la place au vrai dauphin de la Droite dure : Abé Shinzô (que je surnommais "l'Abbé"), il lui laisse la place d'honneur pour mener à bien le Grand projet de la Droite japonaise, réviser la Constitution pacifiste et rouvrir les plaies sanglantes, ce que signifiaient les visites théâtrales de Koizumi au Yasukuni...
Et rappelez-vous : l'Abbé a éclaté en plein vol. Même pas un an a-t-il duré... celui pour qui le Yomiuri avait sabré le champagne en grandes pompes (on a vu et analysé ça ici)... grande baffe. En août 2007, il devait démissionner.
Ce sont les résultats des élections sénatoriales qui ont précipité son départ. Donc il faut comprendre que ce n'est pas seulement l'Abbé et ses sinistres réformes que le peuple japonais a rejeté, mais c'est bien aussi la politique Koizumi qui l'a été. après, l'Abbé... le QG du PLD fut désemparé, son joujou chouchou était cassé après avoir à peine servi. Grande frustration, lourde chute, Papy Fukuda lui a succédé, puis le fougueux Asô Tarô.
Ces successions se sont déroulées sur fond de début de crise économique. L'an dernier, aux élections législatives, le PLD s'est pris une balle en plein coeur, le Parti Démocrate l'emporta, avec des slogans forts répondant aux attentes d'un peuple épuisé.
Surtout, économiquement, on comprend que les années 2000 sont une "décennie perdue" de plus. Une fausse croissance, pour une vraie crise.
Et cela, ce n'est ni un gouvernement auto-suffisant (Asô), inactif (Fukuda) ou gesticulant (Asô) qui va changer la chose. Le PLD a été reconnu coupable de complicité dans la crise économique, c'est cela le verdict des dernières élections.
Le PD, lui, a forcément bénéficié de cela. Mais qui l'a préparé à prendre le pouvoir ? Ne devait-il pas être d'abord un "parti d'opposition" véritable ? Le parti de devait-il pas d'abord consolider son identité politique ?
Aujourd'hui, les élections passées passent pour un "cadeau empoisonné".
Hatoyama a eu les c... de parler de projet de société. Après les fables libérales de Koizumi et antipacifistes de l'Abbé, c'est certain que cela a obtenu un bon écho.
Mais comme je l'avais suggéré, aussi grand est le changement proposé, aussi grande sera l'opposition des bourgeois.
J'ai donné quelques exemples du Yomiuri contre les mesures de Hatoyama. En fait, que ce soit sur la gratuité de l'éducation, des autoroutes ou encore le problème du déplacement de la base américaine... toujours, l'apparente "impossibilité" est due au régime passé : la lourdeur des engagements et des structures archaïques d'un Japon dépassé.
A quoi doit-on l'impossibilité de déplacer la base ? à 60 ans de contrats véreux entre Washington et Tôkyô. A 60 ans de compromission entre anciens fachos mal blanchis (Tôkyô) et anti-communistes primitifs et violents (Washington). Il est évident que Hatoyama ne peut déplacer les troupes US en 6 mois... mais en 3 ans, c'est plus que possible.
Il me paraît aujourd'hui évident que le bazar que la CIA a orchestré autour du navire sud-coréen coulé prétendument par la Corée en Nord est un coup de barbouze en plus pour mettre sous pression Hatoyama.
Financer l'éducation des enfants ? pourquoi et comment serait-ce impossible dans le pays qui a le moins d'enfants au monde ? Le 28 mai, le Yomiuri veut faire croire que les aides publiques sont inapplicables et trop coûteuses : "il faudra des fonctionnaires pour traiter les dossiers" nous crie-t-il ! Ah non, donner du travail à des gens, surtout pour qu'ils aident ceux qui en ont besoin... c'est intolérable pour le Yomiuri ! Là encore, le refus de ces aides est dû à une structure administrative décentralisée, poussive, fruit des réformes de "l'Etat minimum" du libéral Koizumi : aujourd'hui, les Japonais découvre que leur Etat a pieds et mains liés par les ridicules réformes de démantèlement de l'Etat démocratique. Il faut en effet une coordination exemplaire entre collectivités territoriales et l'Etat central pour financer rapidement ces aides, et on constate aujourd'hui que les difficultés matérielles sont nombreuses à cause du démantèlement de l'administration.
Aussi, il faut remarquer la marque "embourgeoisée" de la réforme : le gouvernement a-t-il prévu de ne soutenir que ceux dans le besoin ? a-t-il prévu une aide ajustée aux revenus des foyers ? Le Yomiuri laisse croire le contraire, et cela serait justifié.
Enfin, les autoroutes... la réforme prévoit de rendre gratuites les autoroutes les moins utilisées. Ce n'est pas con du tout, c'est une excellente idée pour amener plus de monde où il y en a besoin, et rendre service aux habitant de zones délaissées, elles-aussi victimes du démantèlement de l'organe étatique (comment voulez-vous financer une réforme économique quand la région en a besoin, c'est à dire qu'elle est en difficultés... ?).
Mais là encore, le populisme fait mal : "comment ? ma portion d'autoroute n'est pas gratuite ? quel salaud !" doivent se dire des millions de Tokyoites et Osakaïens à la courte vue... En effet, les autoroutes les plus fréquentées, si elles devaient être gratuites, seraient surembouteillées en permanence... je ne vous parle même des gaz rejetés...
Il est certain que la démission du gouvernement repose sur une structure politique pourrie... irrécupérable ? Si le PD devait le faire croire, ce serait un coup dur à la démocratie japonaise.
Le mieux à espérer et que Hatoyama refonde un cabinet, sans le shamin-tô, avec qui il n'aurait pas dû s'allier. Le shamin-tô est un outsider, il a intérêt à la jouer "jusque-boutiste", mais le PD et Hatoyama ne peuvent pas se le permettre...
Si le PD est incapable de trouver les hommes de poigne pour appliquer son programme qui a été plébiscité et qui est loin d'être impossible (ce qui est le sens du Asahi du 3 juin 2010), alors il mérite de se prendre une déculottée et il serait bon que les "vrais" partis de gauche l'emporte au Japon.
Il faut voir les choses en face, si le PD n'y arrive pas, c'est que c'est bien le faux parti d'opposition que je craignais (souvenez-vous le Yomirui qui plébiscitait un régime bi-partite à l'américaine), une sorte de PLD-bis... et il se fera démonté. _________________ "Avec ce pouvoir [de la réthorique], tu feras ton esclave du médecin, ton esclave du pédotribe et, quant au fameux financier, on reconnaîtra que ce n'est pas pour lui qu'il amasse de l'argent mais pour autrui, pour toi qui sais parler et persuader les foules." Platon, Gorgias (IVème siècle avant J-C) - NB : suis privé du droit de notation depuis Fukushima, devinez pourquoi !- |
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ElectronLibre Modérateur

Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1825 Points: 16354 Pays, Ville: Jiyuudenshirando
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Posté le: 04 Juin 2010 01:32 Sujet du message:
Note du Post : 3 Nombre d'avis : 1 |
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| shikalover a écrit: | | (...)En espérant que le prochain aura les couilles d'aller jusqu'au bout! |
Au rythme où vont les choses, Shika, tu pourrais même dire : "Jusqu'au bout de l'année." "La période de garantie" devient de moins en moins longue, j'ai plus que l'impression d'assister à un défilement de premiers Ministres jetables dont la durée de vie est égale à celle de certains produits de consommation, conçus pour ne servir que le temps requis pour développer la "next generation".
Le grincheux que je suis vous propose le passage suivant, extrait d'un tout petit article intitulé La valse des premiers ministres affaiblit le Japon :
| Citation: | | L'an dernier, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, butant sur le nom de M. Hatoyama, avait plaisanté en disant qu'au Japon, «vous dites "bonjour" à un premier ministre et "bon après-midi" à un autre». |
Dans toute cette histoire, Okinawa conserve son statut d' "état" de la puissance américaine, les habitants d'Okinawa celui de citoyens de seconde classe et je note l'existence, non reconnue officiellement, d'une "saison du premier Ministre nouveau". Je suis désormais bien conditionné ... chaque année, j'attendrai et la saison des cerisiers et celle du premier Ministre suivant ; je vais même en rajouter une couche : pourquoi ne pas ajouter une "matsuri du premier Ministre" au calendrier ?
La mauvaise langue vous rend la parole
Je  _________________ "Chez un homme politique, les études c'est quatre ans de droit, puis toute une vie de travers."
(Coluche) |
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Maitre K Administrateur


Inscrit le: 20 Sep 2003 Messages: 2923 Points: 25234 Pays, Ville: Nishinomiya
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Posté le: 04 Juin 2010 04:04 Sujet du message:
Note du Post : 4 Nombre d'avis : 3 |
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| Citation: | | A quoi doit-on l'impossibilité de déplacer la base ? à 60 ans de contrats véreux entre Washington et Tôkyô. A 60 ans de compromission entre anciens fachos mal blanchis (Tôkyô) et anti-communistes primitifs et violents (Washington). Il est évident que Hatoyama ne peut déplacer les troupes US en 6 mois... mais en 3 ans, c'est plus que possible. |
Tout cela est une bien mauvaise excuse, qu'un premier ministre ne peut pas se permettre.
Les engagements pris entre le PLD à l'époque ou il était au pouvoir et l'armée US, tout le monde était au courant. Quant au fait que les USA n'accepteraient pas facilement une relocalisation, pas besoin d'un master en politique internationale pour le prédire. Hatoyama s'est engagé sur un chemin qu'il ne pouvait pas suivre, et il devait le savoir dès le début. Sinon c'est soit de l'incompétence crasse, soit un mensonge éhonté.
| Citation: | Enfin, les autoroutes... la réforme prévoit de rendre gratuites les autoroutes les moins utilisées. Ce n'est pas con du tout, c'est une excellente idée pour amener plus de monde où il y en a besoin, et rendre service aux habitant de zones délaissées, elles-aussi victimes du démantèlement de l'organe étatique (comment voulez-vous financer une réforme économique quand la région en a besoin, c'est à dire qu'elle est en difficultés... ?).
Mais là encore, le populisme fait mal : "comment ? ma portion d'autoroute n'est pas gratuite ? quel salaud !" doivent se dire des millions de Tokyoites et Osakaïens à la courte vue... En effet, les autoroutes les plus fréquentées, si elles devaient être gratuites, seraient surembouteillées en permanence... je ne vous parle même des gaz rejetés... |
Ce que tu affirmes me semble faux. En effet, il était bel et bien question d'une gratuité sur tout le territoire. Ou en tout cas, c'est bien ce qui était affirmé haut et fort par les candidats du PDJ avant les élections. D'ailleurs, juste après les élections, je me souviens que Maehara avait été bousculé sur la question écologique lors d'une interview TV, et il avait expliqué que selon les calculs réalisés, la disparition des embouteillages sur les routes nationales compenserait l'augmentation de la circulation sur les autoroute. Que ce soit juste ou non n'est pas le problème: ils ont laissé penser aux électeurs qu'ils auraient droit à la gratuité, il faut assumer lorsque cela n'est pas vrai ensuite. A ceci s'ajoute d'ailleurs le fiasco de la taxe sur les carburants.
Quoi qu'il est soit, ces deux exemples sont l'illustration parfaite des problèmes du PDJ: ils ont promis tout et son contraire avant les élections pour être sur et certains d'atomiser le PLD, sans vraiment se soucier de la faisabilité de leurs projets. De vrais rabatteurs de boites à hotesses: "allez Okyakusama, viendez chez moi que c'est moins cher et que je te ferai du sabisu sabisu à volonté !". Le fameux "manifest" du PDJ c'est pas un programme politique, c'est le catalogue Bic Caméra !
Et on en revient donc à ce que je disais juste au dessus: c'est soit une marque d'incompétence (pas capable d'évaluer la faisabilité des projets) soit un mensonge total (on promet en sachant que c'est pas possible). Dans tout les cas, le gouvernement Hatoyama l'a payé cash. Cela n'enlève rien au fait qu'il y a probablement des gens capables au PDJ. Ils auront maintenant une vraie deuxième chance, avec Ozawa mis de côté, pour réellement repartir sur de nouvelles bases (sans mauvais jeu de mot). _________________ I'm so gifted at findin' what I don't like the most
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Botchan 4eme Dan


Inscrit le: 11 Sep 2004 Messages: 839 Points: 11080
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Posté le: 07 Juin 2010 20:58 Sujet du message:
Ce message n'a pas encore été noté. |
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Et bien, ce qui peut être vu comme "une mauvaise excuse" est parfois aussi "une vraie raison"...
Que Hatoyama se plante, ou plutôt qu'il fût planté, notamment à cause du battage médiatique sur des slogans tapageurs allumés par d'autres... c'était bien malheureusement mon premier "prognostic". Et j'aimerais vraiment ne plus avoir raison en ce qui concerne la politique japonaise.
Naoto Kan est donc le nouveau Premier ministre éjectable. C'est donc lui qui était derrière les grosses ficelles qui ont étranglé "le pigeon de la montagne", Mister "Hatoyama"... Ce Minshu-tô, un panier de crabes, d'abord issus du PLD...
Alors aujourd'hui, il faut essayer de "croire" (?) dans le "nouveau Parti démocrate"... Naoto Kan prend la tête du gouvernement sous le slogan de "l'initiative politique" 政治主導. C'est à dire la magouille. Retour au cynisme.
Le PD est le parti de la contradiction : la taxe sur l'essence... pourquoi le gouvernement ne nationalise pas la distribution plutôt que de se risquer à supprimer la taxe ? On sait ce qui se passe quand on baisse ou supprime une taxe : les patrons se mettent la différence in the pocket... et tout le monde (sauf eux) est perdant.
C'est le PLD qui doit se frotter les mains, le Yomiuri, lui, est déjà à son assiette pour nous resservir ses plats refroidis favoris : il nous reparle de la Corée du Nord (édito du 8 juin) !
Dans son édito du 8 juin sur le nouveau gouvernement le Yomiuri compte bien que Hatoyama soit enterré, et n'a plus d'yeux que pour N. Kan...
Dans son édito du 6 juin le Yomiuri se félicite que N. Kan prépare l'opinion à un budget de rigueur... et veut chauffer la salle en exhortant à la hausse de la TVA (souvenez-vous...).
Dans son édito du 8 juin on sent le Asahi hésitant et sous "le choc", il espère que Kan réussira à sauver des élections sénatoriales a priori délicates. Kan fera-t-il de la réforme de la privatisation de la Poste (une promesse de plus à tenir) sa ligne pour les élections ? C'est la question majeure que pose le journal. _________________ "Avec ce pouvoir [de la réthorique], tu feras ton esclave du médecin, ton esclave du pédotribe et, quant au fameux financier, on reconnaîtra que ce n'est pas pour lui qu'il amasse de l'argent mais pour autrui, pour toi qui sais parler et persuader les foules." Platon, Gorgias (IVème siècle avant J-C) - NB : suis privé du droit de notation depuis Fukushima, devinez pourquoi !-
Dernière édition par Botchan le 08 Juin 2010 07:57; édité 1 fois |
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Maitre K Administrateur


Inscrit le: 20 Sep 2003 Messages: 2923 Points: 25234 Pays, Ville: Nishinomiya
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Posté le: 08 Juin 2010 01:01 Sujet du message:
Ce message n'a pas encore été noté. |
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| Citation: | | Naoto Kan est donc le nouveau Premier ministre éjectable. C'est donc lui qui était derrière les grosses ficelles qui ont étranglé "le pigeon de la montagne", Mister "Hatoyama"... Ce Minshu-tô, un panier de crabes, d'abord issus du PLD... |
Il me semble justement que, contrairement à Ozawa et Hatoyama, Kan n'a jamais bouffé au râtelier du PLD. En l'occurrence, il semble donc mieux placé que ceux-ci pour s'essayer au changement. Après, réussir est une autre histoire évidemment.
Par contre, blâmer l'entourage d'Hatoyama pour l'échec de ce dernier, c'est une fois plus un peu trop facile. Un Premier ministre doit savoir s'imposer, prendre des coups et en donner en retour. S'il n'a pas su le faire, il est le seul à blâmer. _________________ I'm so gifted at findin' what I don't like the most
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ElectronLibre Modérateur

Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1825 Points: 16354 Pays, Ville: Jiyuudenshirando
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Posté le: 10 Juin 2010 15:58 Sujet du message:
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D'après les médias, les seules infractions qu'il a commises et reconnues sont les suivantes :
| Citation: | (...) En 2004, alors président du PDJ, il accuse des députés conservateurs de ne pas régler leurs cotisations retraite. Mais il est pris la main dans le sac : lui aussi est dans le même cas. Il démissionne et, blessé, s’administre sa propre punition. Tel un moine bouddhiste, il se rase le crâne et entame un pèlerinage sur l’île de Shikoku, lavant ses fautes d’un temple à l’autre.
Quelque temps plus tard, cet époux dévoué et père de deux garçons est mis en cause par des tabloïds l’accusant d’avoir eu une idylle d’une nuit avec une présentatrice de télévision. Au lieu de fuir, il assume. «Ma femme m’a engueulé et traité d’idiot», confiera-t-il plus tard. (...)
Citizen Kan au secours d’un Japon à la dérive, libération.fr |
Pas de scandale financier majeur, semble-t-il ... à l'inverse d'un Ichiro Ozawa qui n'est jamais ressorti blanchi de toutes les accusations dont il a été l'objet (absence d'explication sur les fonds qu'il a reçus, pratique du clientélisme électoral, manipulation du marché des travaux publics), choses que résume par exemple le Mainichi Daily News. Il a quand même les mains un peu liées parce que si Ozawa a bien démissionné de son poste de président du PDJ, demeurent en place ses alliés et ses protégés (ceux qui ont obtenu leur premier siège de parlementaire grâce à lui) :
| Citation: | Le fait que 129 membres du Parti démocrate ont voté vendredi pour Shinji Tarutoko, parlementaire peu connu du grand public, qui n'avait pas ses chances face à un vice-premier ministre et ministre des finances sortant ayant reçu le soutien de figures populaires telles que le ministre des Affaires étrangères Katsuya Okada, montre qu'Ozawa dispose malgré tout d'une certaine influence au sein du Parti.
Aujourd'hui le Japon |
129 membres, mais, théoriquement, il a environ 150 alliés dans la place.
Conclusion hâtive : si Naoto kan veut devenir le maître de la situation, ou bien il musèle ces pro-Ozawa, ou bien il les fait remplacer à la première occasion, sinon ...
En consultant la presse m'est venue une idée saugrenue : le jour où l'électorat japonais sera prêt à faire la queue dès trois heures du matin devant les bureaux de vote, à l'image de ces geeks qui n'hésitent pas à attendre des heures pour rafler leur iPad, leur iPod et leur iPhone, on pourra peut-être parler de "choix historique" ? ... car, pour l'instant, on se retrouve avec un énième premier Ministre nommé hors élections _________________ "Chez un homme politique, les études c'est quatre ans de droit, puis toute une vie de travers."
(Coluche) |
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Herikutsuya 4eme Dan


Inscrit le: 30 Juil 2007 Messages: 414 Points: 8172 Pays, Ville: Rokko Island , Kobe entre 2 hotels
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Posté le: 10 Juin 2010 18:38 Sujet du message:
Note du Post : 4 Nombre d'avis : 2 |
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| Citation: | | En consultant la presse m'est venue une idée saugrenue : le jour où l'électorat japonais sera prêt à faire la queue dès trois heures du matin devant les bureaux de vote, à l'image de ces geeks qui n'hésitent pas à attendre des heures pour rafler leur iPad, leur iPod et leur iPhone, on pourra peut-être parler de "choix historique" ? ... Rolling Eyes Rolling Eyes car, pour l'instant, on se retrouve avec un énième premier Ministre nommé hors élections |
Il est surement temps pour moi de me coucher car je n'ai pas tres bien compris la.
Tu voulais certainement parler d'élections législatives puisque Kanto Kan a bel et bien été élu par les deux chambres du Parlement après la démission de Yukio Hattoyama donc , oui , pas de manière directe par les citoyens ce qui ne change strictement rien puisque les 1ers ministres sont élus de la même façon après les élections législatives , c'est-a-dire de manière indirecte ( Vote des parlementaires des deux chambres ).
Bon , je ne t'apprends rien mais je tenais a préciser pour les éventuels lecteurs de ton post ne sachant pas grand-chose sur le mode de désignation du 1er ministre au Japon.
De même , tu exagères un tantinet , les i-pad et autres i-phones font certes fureur ( il n'en va malheureusement pas de même pour les aphones
) mais les dernières élections législatives de 2009 ont montre que pratiquement 7 personnes sur 10 inscrites sur les listes électorales s'étaient rendues aux urnes ce qui dénote un bel esprit de civisme par rapport au cliche du japonais maintes fois répété incapable de s'intéresser a la politique de son pays ( http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/30/01011-20090830FILWWW00059-elections-au-japon-forte-participation.php )
Je t'accorde qu'il existe une marge de progression.
Sinon pour les curieux , le gouvernement de Naoto Kan se compose comme tel : ( source http://www.ambafrance-jp.org/spip.php?article3996 )
-Premier ministre : KAN Naoto PDJ R
-Ministre des Affaires intérieures et des Communications Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Promotion de la souveraineté régionale : HARAGUCHI Kazuhiro PDJ R
-Ministre de la Justice : CHIBA Keiko PDJ C
-Ministre des Affaires étrangères : OKADA Katsuya PDJ R
-Ministre des Finances : NODA Yoshihiko PDJ R
-Ministre de l’Éducation, de la Culture, des Sports et des Sciences et Technologies, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Politique scientifique et technologique : KAWABATA Tatsuo PDJ R
-Ministre de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme des retraites : NAGATSUMA Akira PDJ R
-Ministre de l’Agriculture, des Forêts et des Pêches : YAMADA Masahiko PDJ R
-Ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie : NAOSHIMA Masayuki PDJ C
-Ministre de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de l’archipel d’Okinawa et des Territoires du Nord : MAEHARA Seiji PDJ R
-Ministre de l’Environnement : OZAWA Sakihito PDJ R
-Ministre de la Défense : KITAZAWA Toshimi PDJ C
-Secrétaire général et Porte-parole du gouvernement : SENGOKU Yoshito PDJ R
-Président de la Commission nationale de la Sûreté publique, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Gestion des catastrophes et de la Question des enlevés : NAKAI Hiroshi PDJ R
-Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Services financiers et de la Réforme des services postaux : KAMEI Shizuka NPP R
-Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Stratégie nationale, de la Politique économique et fiscale, de la Consommation et de la Sécurité alimentaire : ARAI Satoshi PDJ R
-Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de la fonction publique, du Nouveau concept de service public, des Affaires familiales et de l’Égalité des sexes : GENBA Koichiro PDJ R
-Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de la Revitalisation administrative : RENHO PDJ C
PDJ : Parti démocrate du Japon
NPP : Nouveau parti du peuple
R : membre de la Chambre des représentants
C : membre de la Chambre des conseillers
<Mod EL >J'ai un peu arrangé la présentation</mod> _________________ L'abus de faux rhum est nuisible a la sante ! |
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ElectronLibre Modérateur

Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1825 Points: 16354 Pays, Ville: Jiyuudenshirando
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Posté le: 12 Juil 2010 11:52 Sujet du message: Japon: le Premier ministre Naoto Kan à la tête d'un pays ingouvernable
Note du Post : 4 Nombre d'avis : 2 |
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Source : AFP via Google
De Gilles CAMPION (AFP)
TOKYO — Au lendemain de sa défaite aux sénatoriales, le Premier ministre de centre-gauche Naoto Kan se retrouve lundi à la tête d'un Japon ingouvernable, avec un Parlement divisé décidé à tout faire pour entraver son programme de réformes, estiment les analystes.
Le Parti Démocrate du Japon (PDJ), qui avait remporté une victoire écrasante face aux conservateurs aux élections législatives d'août 2009, a perdu dimanche le contrôle du Sénat, en ne conservant que 106 sièges sur 242.
A peine un mois après son arrivée au pouvoir, M. Kan, 63 ans, va donc devoir chercher des compromis avec l'opposition pour faire passer ses projets de loi. Cette tâche s'avère d'autant plus compliquée qu'il ne dispose pas non plus de la majorité des deux-tiers nécessaire à la Chambre des Députés pour faire passer un texte en seconde lecture, en cas de rejet du Sénat.
"Le Japon est en plein brouillard", résume Takayoshi Shibata, professeur de sciences politiques à l'Université Keizai de Tokyo. "On est dans la confusion la plus totale et il n'est pas bon que ce blocage dure trop longtemps. Je pense que quelqu'un doit débloquer la situation, mais la question est de savoir qui en est capable."
Ancien militant de gauche converti à la rigueur budgétaire, M. Kan avait pourtant bénéficié dès sa nomination le 8 juin d'un soutien populaire de plus de 60%. Il succédait, il est vrai, au très impopulaire Premier ministre Yukio Hatoyama, contraint à la démission après moins de neuf mois, en raison de son incapacité à gouverner et de plusieurs scandales politico-financiers.
Mais M. Kan a fait l'erreur d'évoquer, à la veille de l'élection, une possible hausse de la taxe sur la consommation, actuellement de 5%.
Tous les grands quotidiens nationaux s'accordaient lundi pour attribuer la défaite du PDJ à cette "bourde", tout en jugeant nécessaire une telle hausse, également proposée par le Parti Libéral-Démocrate (PLD), le grand parti d'opposition, vainqueur du scrutin.
"Beaucoup d'électeurs pensent qu'une hausse de la taxe est inévitable pour financer les programmes de protection sociale", a écrit le journal économique Nikkei, en rappelant que le Japon doit faire face aux besoins d'une population vieillissante. "La défaite ne doit pas contraindre le gouvernement Kan à rétropédaler sur cette question."
"Il est clair que nous ne pouvons pas laisser le déficit budgétaire continuer à enfler", a relevé pour sa part le quotidien de centre-gauche Asahi Shimbun.
Se présentant comme "un fils de salarié", contrairement à ses prédécesseurs héritiers de dynasties politiques, M. Kan s'est engagé à redonner aux Japonais confiance en l'avenir, à réduire la dette colossale du pays et à réformer le système des retraites et de protection sociale.
Mais il se trouve aujourd'hui affaibli, dans une situation similaire à celle qu'ont connue les trois derniers chefs de gouvernement conservateurs entre juillet 2007 et août 2009.
Comme eux, il va être soumis, semaine après semaine, au rouleur compresseur des sondages d'opinion qui inévitablement en arriveront à poser la question fatidique: Kan doit-il démissionner?
"Le Japon ne peut pas se payer le luxe d'une paralysie politique (..) Les partis de la majorité et de l'opposition doivent coopérer au Parlement", a insisté le Nikkei.
Pour l'Asahi Shimbun, la défaite ne doit pas être interprétée comme un appel à la démission de M. Kan.
"La valse des Premiers ministres pèse sur les politiques à long terme et nuit à l'image du Japon sur la scène internationale. Nous devons en tirer les enseignements", a-t-il écrit.
Fin de l'article
Une hausse de la taxe est inévitable, ce qu'admettent volontiers, le parti au pouvoir, une partie de l'opposition et, paraît-il, beaucoup d'électeurs... mais comme Naoto kan a eu la franchise d'en parler, le PDJ essuie un revers aux élections sénatoriales !?????
Le PDJ a fait des promesses électorales qu'il a bien du mal à tenir mais on ne va pas lui faciliter les choses ... et si on lui envoyait le Sénat en pleine tête ? Et hop ! On tire sur Kan parce qu'il a osé dire bien haut ce que beaucoup pensent tout bas. Aurait-on préféré qu'il narre un joli conte de fées à l'usage de grands enfants en mal de réconfort ?
Je n'ai jamais été un éminent politologue mais même le plus incompétent des lecteurs de la presse s'apercevrait qu'il y a un réel problème et pas seulement du côté de la classe politique japonaise ! On sait ce que valent la plupart des politiciens prompts à s'engager dans les joutes politiciennes et les manoeuvres en coulisses pour une miette de pouvoir et d'argent (Vous allez me trouver injuste, je sais). A cela s'ajoute désormais une difficulté supplémentaire : sait-on encore ce que veulent les citoyens japonais ? Comment les Japonais veulent-ils que leurs problèmes soient réglés ? Pensent-ils s'en sortir en recourant aux mêmes chirurgiens, PLD et ex-PLD ? Qui sait ? Mais alors ...
On sait que le PDJ a besoin de la majorité dans les deux chambres pour mener à bien ses projets de réformes, ce n'est pas en lui mettant des bâtons dans les roues que l'on va faire avancer les choses. Et je ne parle pas seulement de l'opposition.
Monsieur Yukio Hatoyama, monsieur Ichiro Ozawa, qu'avez-vous fait ? Vous aviez de l'or entre les mains et vous en avez fait - langage ordurier dont je ne suis pas coutumier en public - "de-la-merde-en-barre" !!! Maintenant, Naoto Kan doit recoller les morceaux jusqu'au moment où il va craquer.
Le professeur Takayoshi Shibata affirme que quelqu'un doit débloquer la situation mais se demande qui en sera capable. Ma réponse à moi est que personne en particulier ne sera capable de lever les blocages actuels car il y a tant de décisions déplaisantes à prendre qu'à un moment ou à un autre, quiconque s'avisera de vouloir aller jusqu'au bout se retrouvera avec son propre camp contre lui. Et Naoto Kan, n'étant pas un surhomme de la scène politique japonaise, ne fera pas long feu s'il doit se battre seul. C'est tout le parti PDJ, y compris la faction Ozawa, qui doit s'employer à débloquer la situation et prouver sa bonne volonté. Le peuple japonais ne demande pas des génies, il demande des gens et des organisations décidés et fiables. Il y en a ?
Euh ! J'arrête de tirer dans tous les sens. _________________ "Chez un homme politique, les études c'est quatre ans de droit, puis toute une vie de travers."
(Coluche) |
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Maitre K Administrateur


Inscrit le: 20 Sep 2003 Messages: 2923 Points: 25234 Pays, Ville: Nishinomiya
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Posté le: 12 Juil 2010 13:11 Sujet du message:
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| Citation: | Mais M. Kan a fait l'erreur d'évoquer, à la veille de l'élection, une possible hausse de la taxe sur la consommation, actuellement de 5%.
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Parfois je me demande quand même d'ou vient l'amateurisme de ces hommes politiques... Parce que "promettre" une hausse... d'impôts à 3 semaines des élections, faut quand même avoir envie de chercher la merde !
Même si la question de la hausse devra bien être abordée à un moment ou à un autre, tu le fais pas alors que fois déjà faire "oublier" la débâcle du (mauvais) duo de manzai que formaient Hatoyama et Ozawa
Au lieu de stabiliser durablement l'échiquier politique (ce qui aurait été le cas puisque les prochaines échéances électorales sont prévues pour 2012) avant d'attaquer les sujets qui fâchent, ces idiots ont quand même réussi à mettre un bordel encore plus sombre que le PLD car cette fois, comme le souligne l'article, le PDJ n'a même pas la majorité des deux-tiers pour faire passer ses réformes en force ! Bonjour les alliances boiteuses et les projets bricolés pour plaire à tout le monde  _________________ I'm so gifted at findin' what I don't like the most
So I think it's time for us to have a toast |
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